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Actualités - Interviews

De Klerk toujours marqué par son passé sous l'Apartheid

L’ancien président sud-africain Frederik de Klerk, qui vient de mettre fin à une carrière politique de vingt-cinq ans, a reconnu dans une interview accordée à la chaîne de télévision CNN qu’il était toujours marqué par son passé sous le régime de l’apartheid.

«Malgré tout ce que j’ai fait, malgré le fait que c’est sous ma direction qu’il a été définitivement mis un terme à la ségrégation et que l’affranchissement est devenu universel, je viens toujours du passé» a-t-il dit.
Il a ajouté que du fait qu’il avait travaillé sous la direction de deux dirigeants de l’apartheid et qu’il était au gouvernement depuis 1978, le débat politique actuel continuait à se focaliser sur son passé. «Ce sera encore souvent, trop souvent le cas... aujourd’hui, demain et après-demain» a-t-il souligné.
«L’impact psychologique et symbolique de ma démission et de nom remplacement par un dirigeant plus jeune venant d’une autre époque sera de déplacer le débat et de cesser de le focaliser sur le passé» a-t-il ajouté.
Une autre raison de sa démission est, a-t-il indiqué, qu’il a occupé une place de premier plan dans son parti, le parti national, pendant les huit dernières années, et qu’il était temps de «rajeunir la tête de la direction».
«Je pense qu’il est temps pour un homme ou une femme plus jeune de prendre la relève, avec des idées fraîches et nouvelles et avec une énergie renouvelée» a déclaré M. de Klerk.
Le moment de cette décision a été choisi en ayant à l’esprit les élections générales de 1999, a-t-il dit.

Cap maintenu

«Un nouveau dirigeant doit savoir où il met les pieds. Le choix de ce moment vise à donner suffisamment de temps à mon successeur, pour lui permettre de s’installer et de produire son effet sur la scène politique» a-t-il affirmé.
Il a indiqué que son parti avait accepté d’adopter sous sa direction une nouvelle vision qui permettrait à d’autres personnes qui la partagent dans d’autres partis ou organisations de constituer un seul mouvement: «Nous devons changer la politique en Afrique du Sud, en l’éloignant des critères éthiques et en les remplaçant par un système politique de partis fondés sur des valeurs et conduits par des valeurs» a-t-il dit.
Il a déclaré qu’il n’avait pas eu de difficulté à prendre sa décision: «C’est ma politique de ne pas rester trop longtemps dans une fonction particulière au sommet. Et déjà en 1989, lorsque j’ai accédé à la direction, je me suis dit que je me donnais sept, neuf ou dix ans», a-t-il précisé.
Il a ajouté qu’il pensait que cette décision allait dans le sens des intérêts de son parti et de l’Afrique du sud.
M. de Klerk a conclu en assurant que son parti était engagé dans la lutte contre le racisme et qu’il était devenu un parti «réellement non-racial».
«Ce n’est pas un parti blanc qui ne se soucie que de la défense des intérêts des Blancs. Plus de 50 pour cent de ceux qui ont voté pour nous étaient des gens de couleur, Noirs et Indiens. Il n’y aura donc pas de changement de cap» a-t-il affirmé.
L’ancien président sud-africain Frederik de Klerk, qui vient de mettre fin à une carrière politique de vingt-cinq ans, a reconnu dans une interview accordée à la chaîne de télévision CNN qu’il était toujours marqué par son passé sous le régime de l’apartheid.«Malgré tout ce que j’ai fait, malgré le fait que c’est sous ma direction qu’il a été définitivement mis un terme à la ségrégation et que l’affranchissement est devenu universel, je viens toujours du passé» a-t-il dit.Il a ajouté que du fait qu’il avait travaillé sous la direction de deux dirigeants de l’apartheid et qu’il était au gouvernement depuis 1978, le débat politique actuel continuait à se focaliser sur son passé. «Ce sera encore souvent, trop souvent le cas... aujourd’hui, demain et après-demain» a-t-il...