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Actualités - Chronologie

Prague, capitale secrète des avant-gardes du début du siècle

Renommée pour son histoire artistique médiévale et baroque, Prague l’est moins en tant que carrefour culturel au tournant du siècle: le Musée des beaux-arts de Dijon (est de la France) démontre qu’elle était aussi l’une des grandes capitales de l’Europe des avant-gardes du début de ce siècle.
De l’art nouveau au surréalisme, «Prague 1900-1938, capitale secrète des avant-gardes» réunit jusqu’au 13 octobre plus de 300 œuvres d’artistes mondialement réputés comme Alfons Mucha, Frantisek Kupka, Josef Sima, Rodin, Picasso, Braque, Styrsky et sa compagne Toyen, mais aussi moins célèbres, tels le peintre symboliste Jan Preisler, le sculpteur cubiste Otto Gutfreund ou Josef Gocar et Pavel Janak, créateurs d’un mobilier cubiste aux formes cassées.
Provenant pour la plupart de la Galerie nationale de Prague et de plusieurs collections françaises et américaines, peintures, sculptures, dessins, objets d’art, mobilier, photographies ou plans architecturaux illustrent l’emprise précoce et originale du modernisme en Europe centrale.
Toutes les aventures plastiques, symbolisme, art nouveau, abstraction, expressionnisme, cubisme, constructivisme, poétisme, fonctionnalisme puis surréalisme qui se sont succédé du début du XXe siècle jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale à Prague, carrefour entre Paris et Moscou, Vienne et Berlin, sont présentes au Musée, témoignant de l’entrecroisement des recherches.
Une grande exposition d’Auguste Rodin organisée par l’association culturelle Manes, séduit les jeunes sculpteurs tchèques en 1902, le peintre expressionnistes norvégien Edvard Munch expose à Prague en 1905.
Parallèlement, des artistes tchèques s’installent à Paris, comme Mucha, le célèbre affichiste de l’Art nouveau lancé par Sarah Bernhardt, Kupka, maître de l’abstraction ou le surréaliste Sima, qui cherchent dans le foisonnement international de l’époque les éléments en harmonie avec leur identité culturelle.

Cubiste

Différents groupes – le groupe des Huit, le groupe des artistes plasticiens ou Devetsil – s’emploient les uns après les autres à faire le trait d’union avec les avant-gardes internationales, en multipliant les échanges avec le reste de l’Europe, en particulier avec la France, pour mieux se dégager de l’influence austro-hongroise après la création de la République tchécoslovaque en 1918.
Entre 1911 et 1914, Prague est une ville plus cubiste que Paris. Le collectionneur Vincenc Kramar rassemble l’une des plus belles collections d’œuvres cubistes de l’époque, en particulier de Braque et Picasso, dont quatre œuvres majeures sont présentées à Dijon.
Les Tchèques sont aussi les seuls en Europe à tenter d’appliquer la règle cubiste aux arts décoratifs et à l’architecture, d’où la présence dans l’exposition d’ensembles mobiliers, de céramiques, vases ou de projets d’immeubles pragois.
L’exposition accueille quelque 300 visiteurs par jour, dont près de la moitié d’étrangers en cette période de vacances, selon Sophie Lévy, conservateur du musée. Succès comparable à celui qu’ont connu deux manifestations centre-européennes qui l’avait précédée à Dijon: Saint-Petersbourg en 1993 et Budapest en 1995. (AFP)
Renommée pour son histoire artistique médiévale et baroque, Prague l’est moins en tant que carrefour culturel au tournant du siècle: le Musée des beaux-arts de Dijon (est de la France) démontre qu’elle était aussi l’une des grandes capitales de l’Europe des avant-gardes du début de ce siècle.De l’art nouveau au surréalisme, «Prague 1900-1938, capitale secrète des avant-gardes» réunit jusqu’au 13 octobre plus de 300 œuvres d’artistes mondialement réputés comme Alfons Mucha, Frantisek Kupka, Josef Sima, Rodin, Picasso, Braque, Styrsky et sa compagne Toyen, mais aussi moins célèbres, tels le peintre symboliste Jan Preisler, le sculpteur cubiste Otto Gutfreund ou Josef Gocar et Pavel Janak, créateurs d’un mobilier cubiste aux formes cassées.Provenant pour la plupart de la Galerie nationale de Prague et de...