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Actualités - Chronologie

Diana met les pieds dans le plat politique


Après avoir défrayé la chronique cet été en s’affichant avec un play-boy égyptien, la princesse Diana s’est attiré les foudres des conservateurs mercredi en critiquant leur politique en matière de mines antipersonnel, dans une interview au quotidien français «Le Monde».
Elle a aussitôt été accusée de mettre en danger l’équilibre constitutionnel britannique en se mêlant de politique tandis qu’elle recevait le soutien du secrétaire au Foreign Office Robin Cook en personne.
Le gouvernement conservateur «était tellement désespérant» sur ce dossier alors que celui de Tony Blair «va faire un travail formidable», a déclaré Diana pour se féliciter de la décision de Londres de militer en faveur de l’interdiction totale des mines.
Ces quelques mots, dans un long article essentiellement consacré à son combat pour les déshérités et à la pression de la presse britannique, ont ravivé la question toujours très sensible de la stricte séparation entre la royauté et la vie politique britannique.
Voyant la polémique prendre de l’ampleur, les services de la princesse ont publié un démenti. Elle n’a «pas formulé de telles critiques. Sa position sur la question des mines a toujours été apolitique. Ses préoccupations sont exclusivement humanitaire», a affirmé Kensington Palace dans un communiqué.
Le secrétaire au Foreign Office Robin Cook a pour sa part pris le temps de répondre aux questions de la presse britannique sur ce sujet en marge d’un voyage officiel en Asie du Sud-Est.
«Je suis très content qu’elle note que le gouvernement travailliste partage ses préoccupations», a-t-il dit, ajoutant qu’il a pour son combat contre les mines une «immense admiration» et un «grand respect».
A l’opposé, le député conservateur David Wiltshire a estimé qu’il ne faut pas laisser Diana «modifier toute la constitution britannique à elle seule». De tels propos changent «automatiquement la nature même de la famille royale», a-t-il estimé, même si Diana n’est plus «techniquement» un membre de cette famille depuis son divorce avec le prince Charles.
L’ancien président de la commission des affaires constitutionnelles Sir James Hill a estimé qu’elle devrait se faire «sermonner» par la famille royale.
La mère du futur roi d’Angleterre reste en Grande-Bretagne un personnage éminemment public, souvent accusée de rechercher l’attention des médias et à provoquer la polémique.
«Je pense qu’une période de silence ferait le plus grand bien à la princesse et à ses fils et ne nuirait pas au pays» a déclaré Jacques Arnold, ancien député conservateur.
La liaison de la princesse avec Dodi Al-Fayed, fils de Mohammed, milliardaire égyptien propriétaire du magasin Harrods, a été le feuilleton de l’été pour la presse populaire britannique.
La princesse a interrompu ses vacances avec Dodi pour se rendre en Bosnie et poursuivre sa campagne en faveur de l’interdiction des mines. Elle s’était de la même manière rendue en Angola. (AFP)
Après avoir défrayé la chronique cet été en s’affichant avec un play-boy égyptien, la princesse Diana s’est attiré les foudres des conservateurs mercredi en critiquant leur politique en matière de mines antipersonnel, dans une interview au quotidien français «Le Monde».Elle a aussitôt été accusée de mettre en danger l’équilibre constitutionnel britannique en se mêlant de politique tandis qu’elle recevait le soutien du secrétaire au Foreign Office Robin Cook en personne.Le gouvernement conservateur «était tellement désespérant» sur ce dossier alors que celui de Tony Blair «va faire un travail formidable», a déclaré Diana pour se féliciter de la décision de Londres de militer en faveur de l’interdiction totale des mines.Ces quelques mots, dans un long article essentiellement consacré à son combat...