«Il y a une pénurie de main-d’œuvre (palestinienne) à cause du bouclage, qui va provoquer d’importants retards dans l’achèvement des chantiers», a estimé le vice-ministre de l’Habitat, Meïr Poruch à la radio.
M. Poruch a également admis que le gouvernement n’avait pas respecté ses engagements vis-à-vis des entrepreneurs en bâtiment en n’autorisant pas quelque 30.000 Palestiniens employés depuis plusieurs années dans le bâtiment à venir travailler en Israël avec un permis spécial durant les périodes de bouclage.
La fermeture de la Cisjordanie et de la bande de Gaza a été imposée le 30 juillet à la suite d’un double attentat-suicide à Jérusalem, qui a fait 166 morts dont les deux kamikazes.
Cette mesure a condamné au chômage près de 100.000 Palestiniens, dont 65.000 disposaient d’un permis de travail. Selon l’Autorité palestinienne, le bouclage se solde par un manque à gagner quotidien d’environ 5 millions de dollars.
Mais 20.000 Palestiniens de Cisjordanie parviennent chaque jour à s’infiltrer en Israël, selon des responsables des services de sécurité israéliens. Ces Palestiniens contournent chaque matin les barrages de l’armée israélienne pour se rendre sur leur lieu de travail de l’autre côté de la ligne verte, qui sépare Israël de la Cisjordanie.
A l’aube, des travailleurs se rendent en voiture jusqu’à la frontière, qu’ils passent à pied. De l’autre côté, leurs employeurs israéliens les attendent à bord de camionnettes pour les emmener sur leur lieu de travail.
Pour remplacer la main-d’œuvre palestinienne, Israël a fait massivement appel depuis trois ans à des immigrés roumains, philippins, thaïlandais. Plus de 100.000 d’entre eux sont employés notamment sur les chantiers et dans l’agriculture. Mais selon le ministère du Travail entre 100.000 et 200.000 autres étrangers seraient employés illégalement. (AFP)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir