Tout ce que le Parti républicain compte de dignitaires s’est ainsi retrouvé le week-end dernier à Indianapolis, lors d’une conférence du comité national du parti où s’est notamment distingué le fils de l’ancien président des Etats-Unis, George Bush.
«Les médias nationaux (...) se régalent quant à savoir si je vais suivre les pas de mon père», a déclaré, devant 1.200 délégués réjouis, le gouverneur du Texas, George Bush Jr.
«Je veux être très franc ce soir: je ne vais pas sauter en parachute d’un avion», a-t-il ironisé, se référant au saut effectué par son père cette année pour commémorer celui qu’il avait fait pendant la Deuxième Guerre mondiale.
George Bush fils, 51 ans, a pour lui son nom bien sûr, mais est aussi l’un des gouverneurs les plus en vue des Etats-Unis et un fin politique.
Les observateurs ont toutefois donné à l’ancien vice-président des Etats-Unis, Dan Quayle, la palme de la meilleure performance.
Malgré une réputation d’étourdi, M. Quayle a gagné les faveurs de nombreux responsables du parti pour ses critiques acerbes durant le week-end contre les dirigeants républicains actuels, accusés de trahir l’agenda des conservateurs et de faire le jeu du président Clinton, un démocrate.
«Je sais que lorsque vous avez un gouvernement divisé, de temps à autre, vous devez faire des compromis. Mais pas compromettre vos principales priorités», a-t-il lancé.
L’absence
de Powell
Dan Quayle, 50 ans, s’était déjà positionné en 1996 mais des ennuis de santé et un manque de fonds l’avaient finalement dissuadé de se présenter à la présidentielle. Ce natif de l’Indiana entend redorer son blason et se refaire une image, encore teintée par ses nombreuses bourdes lorsqu’il était vice-président, de 1988 à 1992.
Parmi les prétendants éventuels présents à Indianapolis figuraient aussi le républicain modéré Jack Kemp, qui fut colistier de Bob Dole en 1996, et deux autres anciens candidats, le milliardaire Steve Forbes et l’ancien secrétaire à l’Education, Lamar Alexander.
Le sénateur républicain Fred Thompson, qui préside les auditions du Sénat sur le scandale du financement de la campagne des démocrates en 1996, s’y trouvait également, tout comme le «speaker» (président) de la Chambre des représentants Newt Gingrich, dont l’autorité a été récemment écornée par une tentative avortée de coup, menée contre lui au sein de son parti.
Grand absent, en revanche, l’ancien chef d’état-major des armées américaines, le général Colin Powell, considéré comme un modéré et chouchou des sondages.
«Nous sommes le parti en train de monter», s’est réjoui Jim Nicholson, président du Parti républicain, interrogé par téléphone.
Certes, a affirmé M. Nicholson, il est bien trop tôt pour penser à la présidentielle de l’an 2000. L’objectif, selon lui, est d’abord de conserver la majorité républicaine au Congrès lors des élections en 1998.
Mais, reconnaît-il, prendre les devants peut permettre de rehausser l’image du Parti républicain dans l’opinion publique. «Cela permet de montrer l’étendue des talents qui composent notre parti et nous donne à tous une énergie revigorée», dit-il. (AFP)


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