La nouvelle doyenne de l’humanité est une Vietnamienne de 117 ans vivant près de Ho Chi Minh-Ville (sud du Vietnam), affirme mardi le quotidien saïgonnais «Saigon Giai Phong».
Elle dépasse ainsi, selon ce journal, le record de longévité désormais attribué par le livre Guiness à une Canadienne de 116 ans, Marie-Louise Meilleur, après le récent décès début août de la Française Jeanne Calment, à 122 ans.
Mme Lé Thi Co est née en 1880 dans la banlieue de Saïgon et est «en bonne santé», selon le quotidien qui publie sa photo et une copie de sa pièce d’identité délivrée en août 1961.
Elle a au total 14 enfants, dont deux fils et cinq filles sont toujours en vie. Mme Co a en tout quelque 500 descendants. (AFP)
A peine revenu de vacances, le chancelier a dû intervenir une fois encore pour tenter de mettre un terme à plusieurs semaines de débat sur un remaniement ministériel. Mais l’Union chrétienne sociale (SCU), branche bavaroise de ses Unions, a immédiatement annoncé qu’elle persistait dans son exigence d’une redistribution des portefeuilles.
«Je n’envisage pas de remanier le gouvernement. Il n’y a d’ailleurs aucune raison de procéder à un remaniement», a souligné le chancelier dans un entretien au quotidien «Bild» à paraître mardi. Pour lui, les discussions sur ce thème sont «complètement inutiles».
Un remaniement, «c’est l’affaire du chancelier. Ceux qui ne le savent pas n’ont qu’à lire la constitution». La composition du gouvernement n’a pas à faire l’objet «d’un bavardage public. (...) On discute de ça dans le petit cercle des partis et des chefs de groupes parlementaires, mais pas sur la place publique», a-t-il lancé.
Il a réitéré son soutien à son ministre des Finances, Theo Waigel, qui a fait «en dépit de toutes les discussion en cours, un travail de toute première qualité», estimant que M. Waigel «en tant que ministre des Finances continuera d’être présent dans la bataille».
Dans un autre entretien sur ce thème diffusé lundi soir sur la chaîne de télévision publique ZDF, le chancelier a affirmé qu’il ne se laisserait pas «mettre sous pression», à l’attention de la CSU.
Situation difficile
Cette dernière n’a pourtant pas désarmé et réitéré immédiatement son souhait d’un remaniement afin que la coalition gouvernementale «se présente renforcée aux élections législatives» de septembre 1998, selon son secrétaire général, Bernd Protzner.
M. Kohl est ainsi intervenu pour la troisième fois en moins de trois semaines afin d’écarter l’idée d’un remaniement, reconnaissant même lundi sur ZDF que son gouvernement était dans «une situation difficile», face à une opposition sociale-démocrate SPD qui entend mettre à profit son désarroi.
M. Waigel, qui préside la CSU et auquel ont prête des visées sur les Affaires étrangères, avait lancé le débat sur un remaniement, mettant en ébullition la classe politique. Début août, il avait suggéré au chancelier d’affronter «avec une équipe nouvelle» la campagne électorale, puis il avait fait savoir la semaine dernière qu’il ne voulait plus être ministre des Finances après ces élections.
Le ton est alors monté avec les partenaires de la coalition et singulièrement avec le parti libéral (FDP). L’ancien ministre libéral de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, était allée jusqu’à qualifier Theo Waigel de «danger absolu pour le pays».
Le président du SPD, Oskar Lafontaine, ravi de l’aubaine, a profité de sa rentrée lundi pour appuyer où ça fait mal: «Si, à treize mois des élections, le ministre des Finances veut quitter ses fonctions, c’est l’aveu d’un échec en matière de politique économique et financière», a-t-il dit devant la presse.
Pour le chef du SPD, la discussion sur les ministres n’a que peu d’importance: c’est la politique de Helmut Kohl qui est la cause du plus fort taux d’importance: «C’est la politique de Helmut Kohl qui est la cause du plus fort taux de chômage, de la plus forte dette publique et des plus lourdes charges fiscales et taxes depuis la Deuxième Guerre mondiale», a-t-il déclaré.
Le SPD est donné favori dans les sondages pour les élections de 1998, devant les Unions chrétiennes de M. Kohl. Ce dernier est également empêtré dans une grande réforme fiscale et une autre sur les retraites qu’il n’arrive pas à faire passer au Parlement en raison de l’opposition du SPD.


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