Plusieurs groupements étrangers, dont les japonais Mitsubishi Heavy Industries et Hitachi, l’allemand Siemens et le français Framatome vont déposer une offre d’ici le 5 septembre pour la construction d’une centrale nucléaire en Turquie.
A Tokyo, Mitsubishi Heavy Industries et Hiachi ont annoncé hier qu’ils allaient soumettre des offres séparées pour ce projet de centrale, qui serait situé à Akkuyu, dans le sud de la Turquie, sur la côte méditerranéenne.
Le constructeur français de réacteur nucléaire Framatome et son allié allemand Siemens au sein de la société Nuclear Power International (NPI) ont de leur côté l’intention de déposer une offre avant la date limite, qui a été reportées au 5 septembre, a indiqué à Paris une porte-parole de Framatome.
Le consortium mené par Mitsubishi Heavy comprend également le groupe de négoce Mitsubishi Corp., les américains Westinghouse Electric et Raytheon ainsi qu’un groupe turc d’ingénierie dont l’identité n’a pas été précisée.
Hitachi s’est pour sa part allié à Atomic Energy of Canada.
Le offres portent selon Mitsubishi Heavy sur la construction de deux à quatre tranches d’une capacité totale de 2.000 à 2.800 megawatts. Le coût du projet est chiffré par Mitsubishi Heavy à 200 milliards de yens (1,7 md USD); un montant qui paraît faible aux spécialistes.
Selon Framatome, les conditions posées par les autorités turques sont très larges puisqu’il s’agit de construire deux à quatre tranches nucléaires d’une puissance individuelle pouvant aller de 600 à 1.400 mégawatts.
C’est la troisième fois que la Turquie lance un appel d’offre pour la construction de cette centrale. Les deux précédents ont buté sur des problèmes de financement. (AFP)


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