«J’attends la confirmation de la reprise des exportations de pétrole par l’Irak cette semaine», a précisé à l’AFP le responsable de la commission d’indemnisation des victimes de la guerre du Golfe de 1990.
Le programme «pétrole contre nourriture» autorise l’Irak depuis décembre 1996 à vendre pour deux milliards de dollars de pétrole par semestre afin d’acheter des produits de première nécessité et de payer des compensations aux victimes de la guerre du Golfe, au terme d’un embargo international de cinq ans.
Le total des réclamations pour indemnisation reçues par la commission dirigée par Jean-Claude Aimé s’élève à 200 milliards de dollars.
L’Irak a cependant décidé d’arrêter les exportations de pétrole début juin pour protester contre le retard dans la livraison de nourriture et de médicaments.
Les exportations ont ensuite repris à la mi-août avec un objectif annoncé par les autorités de 30 millions de barils exportés d’ici fin août, qui devraient rapporter, au minimum, 480 millions de dollars au pays.
Près du tiers (30%) des revenus pétroliers annuels de l’Irak doivent servir aux compensations et indemnisations en vertu d’une résolution de l’ONU.
Un montant de 5,9 milliards de dollars d’indemnisation a déjà été approuvé à l’ONU, a indiqué le responsable de la commission qui sélectionne les demandes des victimes de la guerre.
L’écart important entre les financements autorisés par les ventes de pétrole et les engagements à payer entraînera sans doute un assouplissement de l’ONU, a aussi estimé M. Aimé.
«L’Irak (qui dispose d’une capacité exportatrice de l’ordre de 19 à 21 milliards de dollars par an) ne pourra toutefois être autorisé à augmenter ses exportations qu’après examen par l’ONU du rapport de la commission sur l’élimination des armes de destruction massive», a enfin souligné Jean Claude Aimé. (AFP)


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