Le chef de l’Etat sud-africain a affirmé que le président ougandais Yoweri Musevini serait présent mais n’a pas précisé la date de ces entretiens inter-soudanais.
«J’ai été en contact avec les dirigeants concernés et il est très probable que j’accueillerai bientôt MM. John Garang, Béchir et le président Museveni», a-t-il dit après un entretien au Cap avec le ministre thaïlandais des Affaires étrangères Prachaub Chaiyasan.
En visite à Prétoria le 12 août dernier, le général el-Béchir avait évoqué le dossier du Sud-Soudan avec M. Mandela.
A l’issue des entretiens, le chef de l’Etat sud-africain avait lancé un appel au cessez-le-feu entre les forces de Khartoum et l’opposition armée, pour mettre fin au conflit qui dure depuis quatorze ans.
Soulignant qu’il ne jouait qu’un «rôle de facilitateur», il avait estimé nécessaire que le chef d’Etat soudanais «s’assoie» et discute de la paix avec le chef du principal mouvement rebelle du Sud-Soudan avant de s’en remettre aux démarches entreprises par l’IGAB (Autorité inter-gouvernementale pour le développement, réunissant sept pays d’Afrique de l’Est).
Une réunion ministérielle de l’IGAD (Soudan, Ouganda, Kenya, Ethiopie, Erythrée, Somalie et Djibouti) était prévue mardi à Nairobi pour préparer des négociations de paix au Soudan mais a été reportée sine die.
Début août, avant la visite impromptue du général Béchir, une délégation de rebelles sudistes avait rencontré des responsables sud-africains au cours d’une brève étape en Afrique du Sud.
Le président Mandela a lui-même déjà rencontré John Garang, le chef de l’Armée de Libération des peuples du Soudan (SPLA) en décembre 96. Il a plusieurs fois affirmé avoir été contacté pour piloter une initiative de paix dans la région, sans cependant donner suite à ces demandes, du fait notamment de l’activité diplomatique sud-africaine dans le dossier zaïrois. (AFP)


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