Ces journées seront «l’image de l’Eglise du 3e millénaire et de cette humanité future», a déclaré le pape dimanche dernier depuis sa résidence d’été de Castelgandolfo, près de Rome, lors de la prière de l’Angelus.
«Les jeunes, a-t-il ajouté, sont appelés à être les protagonistes de ces temps où seront jetées les bases d’une société avec plus de solidarité et plus de partage fraternel».
Il demandera aux jeunes de s’engager à fond dans la mission qu’il leur avait confiée en 1991, lors de la rencontre mondiale de Czestochowa en Pologne, précise-t-on au Vatican.
«A vous , leur avait-il dit, revient la mission d’assurer dans le monde de demain la précence de valeurs telles que la pleine liberté religieuse, le respect de l’individu dans le développement, la protection du droit à la vie, la promotion de la famille, la mise en valeur des diversités culturelles, la sauvegarde de l’équilibre écologique».
Cette complicité a aussi été à l’origine d’une véritable renaissance des mouvements de la jeunesse catholique, en pleine décadence après le Concile Vatican II.
Ses bains de foule dans les stades du monde entier, ses dialogues, ses clins d’œil, sa disponibilité à improviser des boutades pendant les spectacles que les jeunes lui préparent, sont devenus l’une des caractéristiques de ses voyages pastoraux.
«Culture de la mort»...
Les jeunes savent qu’ils peuvent compter sur le pape, même après une épuisante journée à Séville ou à Mexico, à Strasbourg ou à Cracovie. Ils viennent chanter sous ses fenêtres avec leurs guitares et le pape ne manque jamais le rendez-vous.
Souvent, à Castelgandolfo, quand il était en bonne santé, des groupes venaient passer une soirée d’été avec lui autour d’un feu de bois, chantant ensemble les chansons des monts Tatras, évoquent les histoires des montagnards polonais.
Deux expériences ont convaincu Jean-Paul II de la nécessité de réunir régulièrement les jeunes dans des journées mondiales. D’abord une participation massive inattendue de jeunes au Jubilée de la Rédemption à Rome en 1984 puis un afflux conséquent à un autre rassemblement à Rome le dimanche des Rameaux de 1985 pour l’Année internationale de la jeunesse de l’ONU.
Lors du rassemblement de 1985, il avait invité les jeunes à renoncer à la tentation de «la contestation totale et de la subversion aveugle» et à vérifier «si quelque bacille» de la «culture de la mort», voire la drogue, le recours à la terreur, l’érotisme, «ne s’était pas niché en eux et n’y demeurait pas».
Il avait souligné que l’avenir dépendait d’eux parce que «l’achèvement de ce millénaire et le commencement du nouveau» dépendaient d’eux.
«Ne soyez pas passifs», c’est l’appel qu’il leur adressera à nouveau à Paris: «assumez vos responsabilités dans tous les domaines».
«Les journées de Paris seront à l’image de celles de Buenos Aires, de St-Jacques de Compostelle, de Czestochowa et de Denver, toujours dans le cœur des générations de jeunes qui ont participé à ces aventures de l’esprit et de l’amitié, arrivant à pied, à bicyclette, à cheval, en bateau, campant dans des conditions parfois très difficiles», estiment les responsables du Conseil pontifical pour les laïcs. Ce Conseil est chargé de suivre l’organisation des journées. (AFP)

