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Actualités - Chronologie

Le conflit congolais s'étend au-delà de Brazzaville

Le conflit inter-congolais, circonscrit jusqu’à présent à Brazzaville, s’étend désormais à d’autres villes après une attaque menée dimanche sur Impfondo, à quelque 900 km au nord de la capitale.
Mercredi soir, le ministère congolais de la Défense a annoncé qu’un commando des miliciens Cobras de Denis Sassou Nguesso, qui s’opposent aux troupes du président Pascal Lissouba à Brazzaville depuis le 5 juin, avait mené des attaques «guerrières contre le port, l’aéroport, et le centre-ville» d’Impfondo semant la «mort et la désolation au sein de la population».
Selon la même source, les miliciens Cobras étaient appuyés par des éléments des ex-Forces armées rwandaises (FAR) réfugiés dans cette région.
Capitale de la région de la Likouala, frontalière avec la république démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) et la République centrafricaine, Impfondo abrite la sixième région militaire du Congo qui était encore contrôlée par les troupes gouvernementales depuis le début des affrontements à Brazzaville.
Dans son communiqué, le ministère de la Défense n’a pas précisé si la base militaire était toujours sous le contrôle des forces gouvernementales, après l’attaque menée conjointement par les miliciens cobras et les soldats des ex-FAR.
Des sources humanitaires à Kinshasa ont confirmé l’attaque contre Impfondo, ajoutant qu’elle a été suivie de règlements de comptes et d’exactions ethniques entre les militants des partis proches de Sassou Nguesso et ceux de la mouvance présidentielle de M. Lissouba.
Aucune indication n’a été fournie aussi bien par le ministère congolais de la Défense que par les sources humanitaires sur le bilan de l’attaque contre Impfondo, ville d’origine du colonel Yves Motando Mongo, chef des opérations militaires des miliciens Cobras de Sassou Nguesso.
Le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR) a suspendu le rapatriement de 500 réfugiés rwandais établis à Impfondo en raison de la situation militaire. Un responsable du HCR à Kinshasa a indiqué jeudi sous couvert d’anonymat qu’un pont aérien entre Impfondo et la ville de Mbandaka, au nord de la RD du Congo (ex-Zaïre), en vue de rapatriement des réfugiés à Kigali, a été «mis entre parenthèses».
A la suite de cette attaque, le ministère congolais de la Défense a lancé une «mobilisation générale» et demandé aux militaires «de regagner impérativement leurs casernes pour combattre Sassou Nguesso».
Cet appel à la mobilisation générale rediffusé à plusieurs reprises par la radio gouvernementale est le premier lancé par le gouvernement congolais depuis le début des affontements dans la capitale. Il illustre parfaitement la volonté des autorités congolaises d’en découdre militairement avec les partisans de Sassou Nguesso, estiment des observateurs interrogés depuis Kinshasa.
De plus, estiment les mêmes observateurs, les autorités congolaises craignent que les partisans de Sassou Nguesso ne prennent le contrôle de certains aéroports de l’intérieur du pays pour leur permettre d’importer des armes et des munitions.
Pour le moment, la deuxième ville du pays, Pointe-Noire, où est concentrée l’exploitation pétrolière, est épargnée par les affrontements, mais sa position stratégique pour les forces de M. Lissouba pourrait en faire à terme une cible pour les milices de son adversaire.
Différentes sources occidentales privées opérant à Pointe-Noire ont rapporté récemment que des rotations régulières d’avions Ilyouchine et Antonov débarquent des caisses d’armes et de munitions dans la zone militaire de l’aéroport,sans pouvoir cependant préciser la provenance de ces appareils qui circulent généralement sans immatriculation. (AFP)
Le conflit inter-congolais, circonscrit jusqu’à présent à Brazzaville, s’étend désormais à d’autres villes après une attaque menée dimanche sur Impfondo, à quelque 900 km au nord de la capitale.Mercredi soir, le ministère congolais de la Défense a annoncé qu’un commando des miliciens Cobras de Denis Sassou Nguesso, qui s’opposent aux troupes du président Pascal Lissouba à Brazzaville depuis le 5 juin, avait mené des attaques «guerrières contre le port, l’aéroport, et le centre-ville» d’Impfondo semant la «mort et la désolation au sein de la population».Selon la même source, les miliciens Cobras étaient appuyés par des éléments des ex-Forces armées rwandaises (FAR) réfugiés dans cette région.Capitale de la région de la Likouala, frontalière avec la république démocratique du Congo (RDC,...