Une alerte à la pollution de l’air de niveau 2 — procédure d’information du public — a été déclenchée à Paris, Strasbourg. Lyon et Lille à cause de l’actuelle vague de chaleur.
L’augmentation du taux d’ozone a été provoquée par l’effet combiné des gaz d’échappement, de la chaleur, du soleil et de l’absence de vent, a précisé le réseau de surveillance Airparif.
Cette nouvelle alerte ne devrait pas entraîner l’application des mesures coercitives prévues par la loi sur l’air, comme la circulation alternée, susceptibles d’être mises en œuvre lorsqu’une alerte de niveau 3 est déclenchée.
«Le niveau 3 ne semble pas devoir être atteint dans les jours qui viennent. En revanche, la situation actuelle pourrait se prolonger», a dit le président d’Airparif, Michel Elbel.
«Les conditions de mise en œuvre des plans d’urgence pour limiter la circulation en cas d’alerte de niveau 3 ne sont pas réunies», a déclaré le ministère de l’Environnement dans un communiqué.
Corinne Lepage, ex-ministre de l’Environnement, a néanmoins souhaité qu’en cas de nouvelle alerte, son successeur, Dominique Voynet, applique pour la première fois le dispositif antipollution limitant la circulation automobile à Paris.
«J’espère que Dominique Voynet aura le courage politique d’appliquer la loi sur l’air», a-t-elle déclaré sur BFM.
La qualité de l’air dans la capitale, qui se dégradait régulièrement depuis le week-end dernier, a atteint le niveau 2 mardi après-midi, peu après 16 heures locales.
Une politique à
long terme
Deux stations — Montgeron et place d’Italie — ont relevé des taux d’ozone supérieurs au seuil de 180 microgrammes par m3 retenu par les autorités sanitaires mondiales. Des données similaires ont été enregistrées par deux stations de banlieue. Le niveau 3 est de 360 microgrammes par m3.
A partir du niveau 2, la population doit être informée des risques encourus par les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire. Il est ainsi déconseillé aux personnes sensibles et vulnérables de faire des efforts physiques en plein air.
Les préfets des départements concernés ont également recommandé aux automobilistes de moins utiliser leurs véhicules.
La capitale avait connu deux épisodes importants de pollution en janvier et en mars 1997, mais il s’agissait dans le premier cas de dioxyde de soufre, polluant émis par les industries, et dans le second de dioxyde d’azote, impliquant le trafic automobile.
Le niveau 2 n’avait pas été atteint en 1996, en dépit de 21 épisodes de niveau 1, a expliqué Michel Elbel. «Depuis août 1995, on n’avait pas eu de niveau 2 en ozone», a-t-il dit.
Pour Dominique Voynet, ce pic de pollution est révélateur «d’une pollution de fond continue dans les grandes agglomérations» qui résulte «d’une politique menée depuis plusieurs décennies privilégiant systématiquement la voiture individuelle en ville».
Le ministre de l’Environnement estime que cette situation implique «une politique de long terme» qui se traduira par la prochaine mise en place des mesures prévues par la loi sur l’air de 1996. (Reuter)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir