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Actualités - Chronologie

A 71 ans, Castro s'économise, mais garde toujours le cap (photo)

Trente-huit ans après son accession au pouvoir, le président cubain Fidel Castro, qui a fêté hier ses 71 ans, a quelqe peu perdu de sa superbe.

Le 10 août, il est certes apparu en bonne santé à la télévision, à l’occasion d’un entretien avec des journalistes. Fidèle à lui-même, l’homme fort de La Havane a regretté l’effondrement de l’ancien bloc communiste, qualifié de «désastre».
Mais depuis avril, celui qui avait su se rendre célèbre par son éloquence, n’a jamais pris la parole en public. Lors de ses dernières apparitions à la télévision, il paraissait fatigué, au point que des bruits ont couru sur une éventuelle maladie du président.
Ces dernières semaines, on l’a bien vu faire acte de présence lors de l’ouverture puis de la clôture d’une rencontre internationale de jeunes «de gauche», mais d’intervention publique, point.
Le 26 juillet, il a présidé en personne les cérémonies marquant l’anniversaire du lancement de sa lutte armée contre le régime de Batista, en 1953. Mais c’est à Raul Castro, son frère et succsseur désigné, actuel numéro deux du régime, qu’il a laissé le soin de prononcer le discours que relayeraient les médias officiels.

Le congrès du
parti communiste

C’est donc à Raul qu’il est revenu de s’en prendre, une nouvelle fois, aux Etats-Unis. Dans son intervention, le vice-président a affirmé que la récente vague de mini-attentats qui ont frappé le pays — des bombes de faible puissance qui ont fait trois blessés légers et des dégâts matériels dans des hôtels havanais — était le fait d’Américains désireux de porter un coup fatal au secteur du tourisme.
Cette entrée sur le devant de la scène du dauphin officiel du Lider Maximo n’est pourtant pas forcément, annonciatrice d’une prochaine fin de règne.
«C’est vrai qu’il n’a fait aucun discours depuis un certain temps (…), mais il est possible qu’il s’économise en vue du Congrès du Parti», observe un diplomate occidental.
Le Congrès du Parti communiste, le premier depuis 1991, est l’événement politique de l’année à Cuba. C’est à cette occasion, du 8 au 10 octobre, que seront esquissés les contours du Cuba de l’an 2000.
Au grand dam des anti-castristes, on sait d’ores et déjà que ce congrès ne jettera pas les bases d’une libéralisation politique. Sur ce point, les signes envoyés par le Parti sont très clairs: si une timide ouverture a été engagée depuis quatre ans sur le plan économique, le régime n’a nullement l’intention d’instaurer le multipartisme.

«Je ne suis
pas immorel»

En attendant, Fidel reste confiant dans la voie qu’il a tracée. «C’est la révolution que nous avons faite, personne ne peut la défaire», déclarait-il l’an dernier, pour son 70e anniversaire.
Tout porte à croire, dans ces conditions, que le 71e anniversaire de Fidel Castro sera fêté sans aucun faste.
Il est vrai qu’à Cuba, les médias officiels sont enclins à s’étendre sur la vie privée du président. Bien sûr, en 1996, l’événement avait donné lieu à un peu plus de faste que d’habitude.
La presse avait publié des hommages en son honneur, et on avait vu Castro, invité par les Jeunes Pionniers, organisation de la jeunesse communiste cubaine, découper son gâteau d’anniversaire devant les photographes.
Cette année, il est probable que le président n’apparaîtra même pas en public.
On ne pourra donc pas l’entendre réfléchir à haute voix, comme le 13 août dernier, sur la vie et la mort.
«Je suis conscient de ne pas être iommortel. Je suis fait de chair et de sang, mais ça ne m’inquiète pas, ça ne me fait pas peur», déclarait-il alors.
Avant d’ajouter que son régime, il n’en doutait pas, lui survivrait. (Reuter)
Trente-huit ans après son accession au pouvoir, le président cubain Fidel Castro, qui a fêté hier ses 71 ans, a quelqe peu perdu de sa superbe.Le 10 août, il est certes apparu en bonne santé à la télévision, à l’occasion d’un entretien avec des journalistes. Fidèle à lui-même, l’homme fort de La Havane a regretté l’effondrement de l’ancien bloc communiste, qualifié de «désastre».Mais depuis avril, celui qui avait su se rendre célèbre par son éloquence, n’a jamais pris la parole en public. Lors de ses dernières apparitions à la télévision, il paraissait fatigué, au point que des bruits ont couru sur une éventuelle maladie du président.Ces dernières semaines, on l’a bien vu faire acte de présence lors de l’ouverture puis de la clôture d’une rencontre internationale de jeunes «de gauche»,...