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Actualités - Chronologie

Crédit Suisse-Winterthur : vers un géant de la finance dans le monde

Le projet de fusion annoncé lundi par le groupe Crédit Suisse et l’assureur Winterthur va doter la Suisse de l’un des principaux groupes mondiaux de services financiers.
La nouvelle entité affichera des fonds propres consolidés d’environ 23 milliards de francs suisses (15,3 milliards USD), un total de bilan de 700 milliards et une capitalisation boursière de 50 milliards de FS.
La constitution de groupes mondiaux dits de «bancassurance» n’en est de plus qu’à ses débuts, estiment les professionnels interrogés par l’AFP.
Avec 700 milliards de francs suisses (466 mds USD) à gérer, le nouveau géant suisse se hisse en Europe au moins au niveau des groupes néerlandais ING ou allemand Deutsche Bank, a estimé Pierre Tissot, analyste en chef de la banque privée suisse Lombard Odier et Cie.
«On s’attendait à ce qu’il se passe quelque chose à la Winterthur. L’idée du rapprochement vient de la compagnie d’assurances qui craignait d’être reprise par un groupe étranger», a-t-il ajouté.
«En Europe surtout, le processus de concentration dans la bancassurance va s’accentuer. Les activités de bancassurance sont par contre peu développées aux Etats-Unis», a indiqué pour sa part Pierre Pinel, gérant de fonds à la banque Paribas (Suisse).
«En Suisse, toutes les grandes banques ont déjà passé des accords avec les assureurs: la Société de banque suisse avec l’assureur Zurich, l’Union de banques suisses avec la Rentenanstalt», a rappelé Pierre Pinel.
Le nouveau rapprochement entre Winterthur, 2e compagnie d’assurances helvétique, et Credit Suisse Group (CS Group), 2e établissement bancaire du pays, va plus loin en se traduisant par la constitution d’une troisième entité juridique au sein du Crédit Suisse, aux côtés du Credit Suisse First Boston et du Crédit Suisse.

Modérément surpris, les boursiers ont cependant poussé les cours des deux nouveaux partenaires légèrement à la hausse lundi après l’annonce, dans un marché généralement en recul.
Pierre Pinel voit dans l’accueil mesuré de la nouvelle par la bourse l’intérêt insuffisant de l’opération en termes de réduction des coûts.

«Les groupes ont annoncé des réductions de coûts de 350 millions de francs suisses, ce qui n’est pas très important compte tenu des surcapacités dans les réseaux de vente des produits bancaires et d’assurance, surtout en Suisse», a-t-il indiqué.
«Les économies de coûts ne seront pas drastiques, à moins que dans la nouvelle entité la porte reste ouverte à l’intégration d’une autre banque comme l’allemande Commerzbank, qui travaille déjà avec la Winterthur», a souligné le gérant de Paribas.

Le financier suisse indépendant Martin Ebner, qui a acquis dernièrement 30% du capital de la Winterthur, s’est pour sa part déclaré «satisfait» de l’opération de rapprochement annoncée. Il juge la fusion comme «conséquence logique de la tendance à la globalisation de l’économie».
Dans le contexte de déréglementation actuel, Winterthur et Crédit Suisse avaient déjà décidé de conclure une alliance stratégique en 1996 et d’exploiter des canaux de distribution communs pour leurs produits.
Les deux groupes ont aussi fondé avec la Suisse de Réassurances, la Reinsurance Finance Company, coentreprise spécialisée dans la gestion des risques des grandes entreprises internationales. (AFP)
Le projet de fusion annoncé lundi par le groupe Crédit Suisse et l’assureur Winterthur va doter la Suisse de l’un des principaux groupes mondiaux de services financiers.La nouvelle entité affichera des fonds propres consolidés d’environ 23 milliards de francs suisses (15,3 milliards USD), un total de bilan de 700 milliards et une capitalisation boursière de 50 milliards de FS.La constitution de groupes mondiaux dits de «bancassurance» n’en est de plus qu’à ses débuts, estiment les professionnels interrogés par l’AFP.Avec 700 milliards de francs suisses (466 mds USD) à gérer, le nouveau géant suisse se hisse en Europe au moins au niveau des groupes néerlandais ING ou allemand Deutsche Bank, a estimé Pierre Tissot, analyste en chef de la banque privée suisse Lombard Odier et Cie.«On s’attendait à ce qu’il...