C’est la première fois qu’un «émir» évoque le sort des combattants islamistes, dans l’éventualité d’une solution à la crise algérienne, laissant entendre que les combattants du Groupe islamique armé (GIA) en seraient exclus.
M. Ben Hadjar, chef de la «Ligue islamique pour la prédication et le Jihad» (LIPJ), a accusé à ce propos le GIA d’être de collusion avec le pouvoir dans les massacres de civils. «Le pouvoir algérien commet des tueries en «collaboration» avec le GIA», selon un communiqué du LIPJ «daté de samedi et distribué en Europe», a précisé Al-Hayat.
M. Ben Hadjar a estimé que la libération, le 15 juillet dernier, du chef historique du Front islamique du salut (FIS-dissous), Abassi Madani, et de son numéro trois, Abdelkader Hachani, une semaine auparavant, «contribuera à résoudre la crise» algérienne.
Il a cependant ajouté que la libération de ces deux dirigeants n’était pas suffisante et doit être suivie de celle du numéro deux Ali Belhadj, détenu dans un lieu secret, et d’une solution «garantissant l’intérêt et les sacrifices des Moudjahidine sincères».
En revanche, «un militant actif proche du GIA» a affirmé que ce groupe «ne répondra à aucun appel à la trêve» et qu’«aucune position prise par M. Madani n’aura d’influence sur la guerre en Algérie», a encore précisé Al-Hayat.
M. Ben Hadjar, dont la tête est mise à prix par les autorités, avait été élu sur la liste du FIS, au premier tour des législatives avortées de décembre 1991. Il avait rejoint le GIA en 1994 avant de s’en écarter à la suite de la liquidation par ce groupe de deux dirigeants du FIS, Mohamed Saïd et Abderrezak Redjam. (AFP)

