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Actualités - Chronologie

Colombie : les élections locales dans le tourbillon de la violence

Colombie: Deux bombes dans le centre de la capitale, des centaines de tués à travers le pays, des dizaines de séquestrations d’élus, la production pétrolière à moitié bloquée: la campagne pour les élections municipales du 26 octobre prochain est entrée en plein dans le tourbillon de la violence.

La dernière guérilla communiste d’Amérique latine et les milices d’autodéfenses d’extrême-droite se livrent depuis quelques semaines un combat impitoyable où les civils ne sont pas épargnés et qui s’étend à presque tout ce pays de 1,14 million de kilomètres et 36 millions d’habitants.
Les 18.000 hommes de la guérilla — Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) communistes et Armée de libération nationale (ELN) guévariste — avaient annoncé leur décision d’interdire toute candidature des partis traditionnels (libéraux et conservateurs) dans une bonne partie du territoire.
Les paramilitaires, forts de quelque 25.000 hommes et décidés à «jouer le rôle que ne remplissent pas les forces armées», ont annoncé pour leur part qu’ils empêcheront toute candidature des guérilleros ou de «tout mouvement caché derrière leur idéologie».

Présidentielle
en mai 98

L’armée, déjà très sollicitée dans l’interminable combat contre les narco-trafiquants, a le plus grand mal à faire face à la situation: «Nos limitations en armes et hommes ne nous premettent de contrôler que 50% du territoire», a indiqué récemment le général Manuel Jose Bonett, commandant de l’armée de terre.
Depuis le début juillet, il ne se passe plus un jour sans la découverte de massacres de sympathisants de la guérilla ou des milices d’autodéfense.
Ces derniers jours, la guérilla a séquestré les maires de quatre petites localités proches de l’Equateur et en a tué un autre près de la frontière du Venezuela, portant à dix le nombre des édiles assassinés depuis le début de l’année.
La capitale n’est plus épargnée et hier deux bombes ont détruit des bureaux du Parti libéral (au pouvoir) au centre-ville, sans faire de victime.
La guérilla, qui sabote systématiquement les oléducs, est même parvenue lundi à bloquer, pour la deuxième fois en moins de 30 jours, la production pétrolière de Cano Limon (nord-est), deuxième champ d’extraction du pays.
Les autorités assurent néanmoins qu’elles «garantiront le déroulement du scrutin, quoi qu’il arrive». Leur tâche sera ardue: quelque 50.000 postes de gouverneurs, de maires, de conseillers municipaux, et de membres d’autres assemblées locales devront être renouvelés le 26 octobre.
Le résultat sera d’autant plus important qu’en mai prochain auront lieu les élections législatives et présidentielle. Les quelque 13 candidats à la magistrature suprême déjà en lice ont tous assuré que leur priorité sera de mettre un terme à la violence endémique qui sévit dans le pays. (AFP)
Colombie: Deux bombes dans le centre de la capitale, des centaines de tués à travers le pays, des dizaines de séquestrations d’élus, la production pétrolière à moitié bloquée: la campagne pour les élections municipales du 26 octobre prochain est entrée en plein dans le tourbillon de la violence.La dernière guérilla communiste d’Amérique latine et les milices d’autodéfenses d’extrême-droite se livrent depuis quelques semaines un combat impitoyable où les civils ne sont pas épargnés et qui s’étend à presque tout ce pays de 1,14 million de kilomètres et 36 millions d’habitants.Les 18.000 hommes de la guérilla — Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) communistes et Armée de libération nationale (ELN) guévariste — avaient annoncé leur décision d’interdire toute candidature des partis...