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Actualités - Chronologie

Pathfinder sur mars : un succès au-delà de toute espérance


En à peine un mois passé sur le sol poussiéreux de Mars, la sonde américaine Pathfinder et son robot mobile Sojourner ont comblé toutes les attentes de leurs concepteurs et offert aux yeux émerveillés des terriens un éclairage unique sur la «planète rouge».

Depuis son atterrissage sous haute surveillance médiatique le 4 juillet, le petit engin spatial a transmis aux techniciens du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena (Californie) un torrent d’informations qui leur a permis de reconstituer des sondes Viking dans les années 1970.
Incontestablement, les trente premiers jours de cette mission — l’une des moins chères de l’histoire de la NASA avec un budget d’à peine 150 millions de dollars — ont été un succès. En dépit d’une série de pépins techniques rapidement résolus, Sojourner est parvenu à tenir le rythme de travail fou imposé par ses architectes.
«Nous avons atteint avec succès tous les objectifs de la mission, aussi bien en matière de science que de technologie», a indiqué l’un des responsables de la mission, Matthew Golombek. «La sonde est en pleine forme, le robot mobile est en pleine forme et les scientifiques aussi», s’est-il félicité.
Tour de roue après tour de roue, Sojourner a méthodiquement ausculté plusieurs rochers martiens et analysé des échantillons du sol accidenté de la «planète rouge». De son côté, la partie fixe de la sonde a multiplié les mesures des vents, de la pression atmosphérique et des températures qui font de Mars un environnement très peu hospitalier pour l’homme.
Au passage, Pathfinder en a également profité pour expédier à ses lointains correspondants terriens d’étonnantes cartes postales multicolores du ciel, des couchers ou des levers de soleil martiens. Autant de précieuses données qui ont déjà permis de valider quelques-unes des hypothèses scientifiques avancées jusque-là par les «historiens» de Mars.

De l’eau dans
l’atmosphère

Dès son atterrissage, les photographies du sol transmises par Pathfinder ont ainsi confirmé que d’énormes quantités d’eau y avaient coulé il y a des milliards d’années, tout au moins dans la plaine d’Ares Vallis.
«Une autre surprise, ce sont ces rochers à haute teneur en silicates, ce qui implique une différenciation (géologique) nettement plus importante que nous l’avions imaginé», indique Matt Golombek. Une découverte qui souligne l’importance de l’activité volcanique depuis la formation de Mars il y a 4,5 milliards d’années.
Autre sujet d’étonnement, le climat. les données de Pathfinder indiquent que la pression atmosphérique et les températures varient considérablement au cours de la même journée, parfois de 30 à 40 degrés Fahrenheit en quelques secondes. Et pour la première fois, les scientifiques ont même observé des nuages dans le ciel de Mars.
«Nous avons aperçu des nuages contenant des particules d’eau glacée, en fin de nuit ou en tout début de matinée», a rapporté le météorologiste de la mission, Mark Lemmon. «Mais nous pensons qu’ils se brûlent très vite au lever du soleil pour laisser la place à un jour poussiéreux».
«Il y a certainement de l’eau dans l’atmosphère et cette eau forme des nuages mais elle n’est sûrement pas liquide», confirme son collègue Robert Haberle. «Ma prévision est qu’il ne pleuvra jamais sur Mars…».
Le cap de la durée initiale de la mission maintenant passé, les responsables du JPL vont jouer les prolongations dans l’espoir de faire d’autres découvertes. «La mission va durer jusqu’à ce que quelque chose casse sur le robot ou la sonde», confie Matt Golombeck, «mais je ne vois aucune raison qui pourrait nous empêcher de continuer pendant un bon moment».
Une aubaine pour le public américain, dont l’intérêt pour Pathfinder ne s’est jamais démenti. Depuis le 4 juillet, les multiples sites sur Internet qui suivent son parcours sur Mars ont enregistré plus de 415 millions de connexions. (AFP)
En à peine un mois passé sur le sol poussiéreux de Mars, la sonde américaine Pathfinder et son robot mobile Sojourner ont comblé toutes les attentes de leurs concepteurs et offert aux yeux émerveillés des terriens un éclairage unique sur la «planète rouge».Depuis son atterrissage sous haute surveillance médiatique le 4 juillet, le petit engin spatial a transmis aux techniciens du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena (Californie) un torrent d’informations qui leur a permis de reconstituer des sondes Viking dans les années 1970.Incontestablement, les trente premiers jours de cette mission — l’une des moins chères de l’histoire de la NASA avec un budget d’à peine 150 millions de dollars — ont été un succès. En dépit d’une série de pépins techniques rapidement résolus, Sojourner est parvenu à tenir...