Le B747-300 de la Korean Air, qui s’est écrasé sur l’île de Guam, avait été livré en décembre 1984 et comptait près de 50.000 heures de vols. Il avait effectué 8.000 décollages/atterrissages, des «rotations» en termes spécialisés.
La précédente catastrophe avec un B747/100 s’était produite en juillet 1996 quand le vol 800 de la TWA entre New York et Paris a explosé en vol peu après son décollage, tuant 230 personnes. Les enquêteurs n’ont pas encore abouti à des conclusions mais ils paraissent pencher pour la thèse d’une explosion accidentelle du réservoir central.
Avant cela, 16 accidents graves impliquant une perte totale de la carlingue ont affecté les modèles B747-100, 200 et 300 depuis leur lancement, ce qui leur donne un très bon taux de sécurité de 1,64 accident par million de départs.
Ce pourcentage est en effet inférieur au taux général de 1,83 accident par dans le monde entre 1959 et 1995.
Boeing a lancé en 1989, le B747-400, une version entièrement modernisée.
Depuis la mise en service commercial du premier B747 en 1970, ces appareils ont parcouru quelque 30 milliards de kilomètres au total.
N’ayant aucun concurrent, ni chez le consortium européen Airbus ni chez McDonnell Douglas (qui vient de fusionner avec Boeing), le B747 a largement contribué aux bonnes fortunes de Boeing et du commerce extérieur américain.
Près de 80% des ventes se sont faites à l’exportation soit environ cent milliards de dollars, selon Boeing.
Le B747, connu sous le nom de Jumbo jet, est caractéristique en raison de son double pont à l’avant de l’appareil. Il existe en quinze versions qui vont de 366 places (B747-100) à 420 places (B747-400) ainsi qu’en cargo. (AFP)


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