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Actualités - Chronologie

Le FMI étend sa surveillance à la corruption

Le Fonds monétaire international a décidé d’étendre son rôle à de nouveaux domaines comme la lutte contre la corruption et la transparence des secteurs publics.

Le FMI a adopté une série de directives destinées à renforcer son rôle de promoteur des principes dits de «bon gouvernement». Sous cette étiquette, il s’entend la lutte contre la corruption, la garantie d’un secteur public responsable de ses dépenses et transparent, le respect de la loi.
Jusqu’ici le but premier du FMI était «d’encourager les pays à corriger leurs déséquilibres macro-économiques (...) pour soutenir leur croissance», explique le Fonds dans une charte de huit pages détaillant ces nouvelles règles.
«Mais de plus en plus, nous trouvons qu’un plus vaste éventail de réformes institutionnelles est nécessaire (...). Chaque pays qui veut maintenir la confiance des marchés doit respecter des principes de bon gouvernement», ajoute le directeur général du FMI, Michel Camdessus.
Cette notion importante d’un «bon gouvernement» pour une plus grande efficacité et croissance économiques avait été mise en avant par le patron du FMI lors des dernières assemblées générales du FMI et de la Banque mondiale en septembre 1996.
Dans ce nouveau rôle de gendarme, qu’il a déjà exercé la semaine dernière en refusant un prêt au Kenya pour cause de corruption, le FMI fait toutefois montre de prudence. Il reconnaît qu’il est parfois difficile «de séparer les aspects économiques des aspects politiques» et que son jugement «ne doit pas être influencé par la nature du régime politique d’un pays ni interférer dans sa politique intérieure ou extérieure».
«Le mandat du FMI n’est pas de devenir une agence d’investigation ni d’être le garant de l’honnêteté des pays», ajoute encore la charte. Le principal critère qui déterminera l’intervention du Fonds est lorsqu’il s’avère qu’une «médiocre» conduite des affaires publiques «peut avoir un impact significatif sur les performances macro-économiques à court ou moyen terme».
Ainsi lorsque le Fonds a décidé d’annuler un crédit FASR-ESAF au Kenya parce que les autorités kenyanes ne s’engageaient pas suffisamment à ses yeux dans la lutte contre la corruption, l’institution a mis en avant une affaire de corruption pesant 400 millions de dollars, soit 6% à 7% du PIB du Kenya. (AFP)
Le Fonds monétaire international a décidé d’étendre son rôle à de nouveaux domaines comme la lutte contre la corruption et la transparence des secteurs publics.Le FMI a adopté une série de directives destinées à renforcer son rôle de promoteur des principes dits de «bon gouvernement». Sous cette étiquette, il s’entend la lutte contre la corruption, la garantie d’un secteur public responsable de ses dépenses et transparent, le respect de la loi.Jusqu’ici le but premier du FMI était «d’encourager les pays à corriger leurs déséquilibres macro-économiques (...) pour soutenir leur croissance», explique le Fonds dans une charte de huit pages détaillant ces nouvelles règles.«Mais de plus en plus, nous trouvons qu’un plus vaste éventail de réformes institutionnelles est nécessaire (...). Chaque pays qui...