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Actualités - Chronologie

Tour du monde à pied et à pattes

Un Breton de 52 ans, Daniel Mariet, est en train de réaliser un pari fou: faire le tour du monde en dix ans, à pied et «à pattes», avec une petite carriole qu’il pousse devant lui, aidé par ses deux chiens.
«Un Breton n’abandonne jamais, mieux vaut mourir que de perdre la face», confie-t-il, épuisé, à Dakar où il est arrivé après avoir traversé à pied sous un soleil de plomb le désert mauritanien avec sa carriole, la «Morgane», et ses deux chiens, Azza et Doko.
Un an et demi pour couvrir 8.925 kilomètres, depuis sa Bretagne natale.
L’idée de réaliser le tour du monde avec cet équipage de fortune lui est venue en Syrie, lors d’un pélerinage pédestre en Terre Sainte il y a quelques années et depuis elle ne l’a plus quitté.
Alors, en janvier 1996, ce célibataire jovial de Landivisiau s’est jeté sur les routes, à raison de 25 kilomètres par jour. Sans sponsor, avec pour tout capital une somme de 10 FF, et le soutien de médias bretons.
Son tour du monde, il pensait l’effectuer d’ouest en est par la Russie, mais pour des raisons de sécurité, il a changé de cap arrivé en Allemagne et s’est tranquillement dirigé vers le sud, en traversant la France, l’Espagne et le Maroc. En poussant sa «Morgane», sorte de mini-camping car de 80 kilos en charge, aidé de Azza, une bâtarde de 8 ans, et de Doko, un griffon de 10 ans.
Leurs premières grosses difficultés, ils les ont rencontrées dans le désert mauritanien où Daniel et ses deux chiens ont connu les âffres de la soif, de la chaleur et de la maladie.
Des centaines de kilomètres de galère, d’appréhensions et de privations. Par bonheur, ils ont reçu l’aide de transporteurs mauritaniens qui leur ont donné de l’eau et les ont transportés à travers les dunes du désert.
«C’est de la folie, admet-il, d’amener des chiens dans un tel désert, je déconseille à tout le monde de le faire. Honnêtement, j’ai du mal à récupérer depuis lors».
Daniel est conscient qu’il n’est pas au bout de ses peines et que le plus dur reste à faire. Il pense aux fauves, aux «bestioles» et aux maladies qu’on rencontre en Afrique, mais sa détermination demeure intacte: il veut inscrire Azza et Doko au Guiness Book des records et écrire un livre sur son expédition. Alors, pas question d’abandonner.
Après Dakar, ce sera la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun et le Gabon, lorsqu’il aura contourné, pour des raisons de sécurité, le Libéria et le Nigéria. Il s’embarquera alors pour l’Amérique du sud, avant de gagner, toujours à pied, l’Amérique du nord, l’Asie et enfin l’Europe.
Ce Breton aventureux compte beaucoup sur l’hospitalité des pays traversés, qu’il s’agisse de la téranga au Sénégal ou de l’akuaba en Côte d’Ivoire. «Allah le leur rendra au centuple», promet-il en remerciant notamment les Marocains qui l’ont reçu «comme un prince».
Daniel veut être de retour à Landivisiau en l’an 2006, avant Noël, pour «mettre le petit Jésus dans la crèche». (AFP)
Un Breton de 52 ans, Daniel Mariet, est en train de réaliser un pari fou: faire le tour du monde en dix ans, à pied et «à pattes», avec une petite carriole qu’il pousse devant lui, aidé par ses deux chiens.«Un Breton n’abandonne jamais, mieux vaut mourir que de perdre la face», confie-t-il, épuisé, à Dakar où il est arrivé après avoir traversé à pied sous un soleil de plomb le désert mauritanien avec sa carriole, la «Morgane», et ses deux chiens, Azza et Doko.Un an et demi pour couvrir 8.925 kilomètres, depuis sa Bretagne natale.L’idée de réaliser le tour du monde avec cet équipage de fortune lui est venue en Syrie, lors d’un pélerinage pédestre en Terre Sainte il y a quelques années et depuis elle ne l’a plus quitté.Alors, en janvier 1996, ce célibataire jovial de Landivisiau s’est jeté sur les...