«La question de la privatisation n’est pas le sujet du plan» et les engagements pris en 1995 par l’ancien gouvernement à horizon de cinq ans «seront examinés le moment venu au mieux des intérêts du Crédit Lyonnais et de ses salariés d’une part, et des intérêts patrimoniaux de l’Etat d’autre part», a-t-on ajouté au ministère de l’Economie à Paris.
Le point central de ce plan, qui est envoyé à la Commission de Bruxelles pour accord, est la neutralisation d’un prêt à effet pervers qui doit permettre à la banque de se libérer définitivement du poids du passé.
Mis au point dans le cadre du précédent plan de sauvetage, ce prêt accordé en 1995 par la banque à l’EPFR, organisme public, lui coûte aujourd’hui plus cher qu’il ne lui rapporte en raison de la forte baisse des taux d’intérêt intervenue depuis.
Sa neutralisation contribuera «à séparer le Crédit Lyonnais d’aujourd’hui, dont le redressement est bien engagé, du Crédit Lyonnais d’hier» et «ce redressement fait qu’il n’y a pas besoin de recapitalisation proche», assure-t-on au même ministère.
L’Etat français a déjà versé 3,6 milliards de FF (1 FF = 0,16 dollar US), après accord de Bruxelles, en septembre dernier, pour neutraliser ce prêt au titre de 1995 et 1996. Trois autres milliards de FF doivent l’être au titre du nouveau plan pour 1997 et le coût pour les années à venir sera également pris en charge par l’Etat.
En revanche, le redressement de la banque, qui poursuit de son côté sa cure d’amaigrissement et vient de céder un de ses fleurons, la banque italienne Credito Bergamasco, va dans le bon sens.
On fait valoir, de source proche du dossier, qu’une ouverture du capital à l’horizon de 1998 n’est pas forcément exclue, ce que le ministère a refusé de commenter. (AFP).


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