Les partis de l’opposition sont déjà en train d’articuler une «alliance de centre-gauche» — qui devra être annoncée lors d’un meeting national prévu pour le mois d’août — pour tenter de choisir un candidat commun qui pourrait contrer la candidature du président actuel.
En effet, malgré les mouvements de désapprobation qui naissent un peu partout dans le pays, M. Cardoso est toujours le favori des Brésiliens. Selon le dernier sondage réalisé auprès de 3.000 personnes par l’Institut brésilien d’études de l’opinion publique (IBOPE), 32% des Brésiliens voteraient pour le président actuel si les élections se déroulaient aujourd’hui.
Au mois de septembre, l’ex-président de la République, M. Itamar Franco, annoncera officiellement sa candidature et sa filiation à un parti précis.
Extrêmement populaire à la fin de son mandat présidentiel, en décembre 1994, M. Itamar Franco fait déjà l’objet de plusieurs stratégies de séduction orchestrées par divers partis politiques.
L’ex-président José Sarney, membre du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB-centre), est même allé jusqu’à affirmer qu’il «renoncerait à sa candidature aux présidentielles si M. Franco décidait de s’y présenter sous la bannière du PMDB».
Le PT (Parti des travailleurs, gauche) ne sait pas encore s’il lancera le nom de son président d’honneur et éternel candidat, l’ancien ouvrier syndicaliste Luis Inacio Lula da Silva, qui a échoué lors des deux dernières élections présidentielles. Le principal rival du président actuel ne recueille, en effet, que 16% des intentions de vote dans le dernier sondage rendu public.
Le nom du gouverneur du District fédéral, M. Critovao Buarque, a même été cité pour la vice-présidence, mais ce dernier n’a rien confirmé. Ancien professeur d’économie à l’Université de Brasilia, M. Buarque (PT) semble plutôt tenté par une réélection au poste de gouverneur de la capitale fédérale.
Même l’ancien président Fernando Collor de Mello, Installé depuis deux ans à Miami (Etats-Unis), semble vouloir tenter sa chance en 1998. M. Collor vient de lancer une page sur le réseau internet où il tente de gagner le soutien des Brésiliens pour la restitution de ses droits politiques.
Il les avait perdus jusqu’en l’an 2000 après avoir été accusé de corruption passive et avoir démissionné en décembre 1992, quelques heures avant que sa destitution ne soit votée par le Sénat. (AFP)


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