La FASR apporte des crédits financiers à taux très bas (0,5% par an) aux pays à bas revenus moyennant un strict programme économique d’orthodoxie budgétaire et de libéralisation édicté par le FMI.
Au 30 juin 1997, le Fonds est engagé pour 10,9 milliards de dollars dans ces programmes. L’évaluation interne publiée lundi porte sur les 36 pays ayant bénéficié d’une FASR ces dernières années: 22 pays d’Afrique, 4 d’Asie, 4 d’Amérique latine et 6 pays aux «économies en transition».
«Les déséquilibres budgétaires ont été réduits, presque dans tous les cas l’hyperinflation a été jugulée. La libéralisation a été entamée. En moyenne, le déclin de la croissance par tête d’habitant a été stoppé et les indicateurs sociaux se sont améliorés», dit le FMI.
Ainsi la croissance moyenne par habitant qui était négative de -1,1% du PIB entre 1981 et 1995 et est passée à zéro entre 1991 et 1995 pour les pays dotés d’un programme FASR. Sur la même période, d’autres pays en développement, qui partaient de moins bas et qui n’ont pas utilisé la FASR, ont vu leur croissance augmenter moins vite passant de +0,3% à 1%.
L’inflation en moyenne sur les même années partait de 94,4% pour descendre à 44,9% alors que les pays n’utilisant pas les principes prescrits par la FASR ont vu leur inflation se multiplier allant de 23,5% entre 1981 et 1985 à 139,9% entre 1991 et 1995.
La croissance du volume des exportations des pays soutenus par le FMI est passée de 1,7% à 7,9%; le déficit budgétaire a été réduit passant de 9,1% du PIB à 5,6%.
La dette en revanche s’est nettement alourdie, représentant dans les années 81-85 81,9% du PIB et 154,2% en 91-95. (AFP)


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