Selon le quotidien turc «Milliyet» qui a rapporté l’information, le conseil a estimé que les critères scientifiques de cette université sont «au-dessous du niveau requis».
Cette décision prive 86 diplômés récents de l’université égyptienne de la possibilité d’enseigner en Turquie, selon le journal.
«Milliyet» précise que le conseil a également décidé de ne plus reconnaître les diplômes de plusieurs universités de l’ancienne Union soviétique, pour la même raison.
Le conseil n’était pas joignable mercredi soir pour expliquer sa décision. Celle-ci paraît s’inscrire dans la campagne menée actuellement par le pouvoir laïc turc soutenu par les militaires pour limiter l’enseignement islamique, après plusieurs mois de fortes tensions entre l’ancien gouvernement et l’armée qui lui reprochait de favoriser la montée du fondamentalisme.
Face à cette tension, M. Erbakan avait démissionné fin juin. Il a été remplacé par le leader conservateur Mesut Yilmaz, qui a mis sur pied une coalition pro-laïque excluant le parti islamiste de son prédécesseur.
Le nouveau gouvernement a fait adopter ce mois-ci par le Parlement une mesure, réclamée par les militaires, prévoyant l’accroissement de cinq à huit ans de l’enseignement obligatoire.
Cette mesure aura pour conséquence la fermeture des sections secondaires des écoles «imam hatip», destinées à former des cadres religieux. Ces écoles, dont les diplômés fournissent les gros bataillons du parti de la Prospérité (Refah) de M. Erbakan, sont accusées de former davantage de militants fondamentalistes que d’imams ou de chercheurs spécialisés dans l’islam. (AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir