Avant de quitter Bagdad pour le Koweit à l’issue d’une mission de quatre jours en Irak, la première depuis sa nomination à la tête de l’UNSCOM, M. Butler a déclaré à la presse qu’il avait établi un «plan de travail» pour clore les dossiers des armes irakiennes prohibées par l’ONU.
Interrogé sur ces dossiers, le responsable de l’ONU a répondu: «Je préfère parler de «paniers d’armes» plutôt que de dossiers (...). Le panier des armes biologiques nécessite encore beaucoup de travail, ce que j’ai souligné auprès du vice-premier ministre Tarek Aziz, de ses collègues et des experts».
Les Irakiens «sont conscients que beaucoup de travail doit encore être fait dans tous les domaines, mais un seul est particulièrement incomplet, celui des armes biologiques», a-t-il ajouté.
M. Buttler, qui était accompagné de huit experts dans les domaines chimique, biologique et balistique, a cependant indiqué que le secteur dans lequel «des progrès ont été réalisés est celui des missiles, alors qu’il y a eu seulement quelques progrès dans le domaine des armes chimiques».
Le chef de l’UNSCOM a souligné que l’Irak était «tenu depuis six ans de révéler tout son matériel (prohibé) et les documents nécessaires. Dans certains cas, cela a été fait, mais malheureusement dans d’autres cas cela n’a pas été fait».
Pour tenter de combler les lacunes, «nous avons établi un plan de travail concernant les dossiers des armes balistiques, chimiques et biologiques, et nous allons commencer à l’appliquer dans les prochaines semaines et les prochains mois», a expliqué M. Butler.
Selon lui, le plan de travail établi avec Bagdad «devra permettre, s’il est appliqué correctement, d’aboutir à des résultats concrets dans le domaine de l’élimination de ces catégories d’armes» prohibées par l’ONU.
«Cela permettra aussi d’améliorer la capacité de l’UNSCOM de vérifier» l’élimination des armes de destruction massive toujours détenues par l’Irak, a ajouté le responsable de la Commission spéciale.
«Il s’agit d’un processus, étape par étape, toujours axé sur des précisions scientifiques et techniques (...) et nous voulons que cela se fasse le plus rapidement possible» pour la levée de l’embargo de l’ONU, a-t-il poursuivi.
M. Butler a annoncé qu’il reviendrait à Bagdad le «mois prochain et peut-être en septembre pour évaluer les progrès réalisés», avant d’écrire le rapport qu’il doit remettre au Conseil de Sécurité avant le 11 octobre.
L’embargo international multiforme instauré après l’invasion irakienne du Koweit en 1990 ne peut être levé que lorsque l’ONU aura confirmé la destruction de l’arsenal chimique, biologique et nucléaire de Bagdad ainsi que de ses missiles de portée supérieure à 150 km. (AFP)


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