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Actualités - Reportage

Festival de Baalbeck Caracalla : scintillements des heures de gloire ... (photos)

«Andalousie, la gloire perdue», le nouveau Caracalla et le Festival de Baalbeck, une double première… Sur les marches du temple de Bacchus, une fresque colorée, captivante, pour la renaissance d’un festival de renommée mondiale, brutalement interrompu par les années de guerre.
Rappelons que ce festival, créé en 1956, a fait la gloire du Liban d’avant-guerre. Dans ce site où se sont superposées les civilisations romaines, musulmanes, les traces des croisés, des sultans mamelouks et des seigneurs ottomans ont eu lieu des soirées inoubliables de grande qualité. Herbert Von Karajan, Ella Fitzgerald, Joan Baez, Miles Davis, Rudolf Noureev, Margot Fonteney, Oum Koulsoum s’y sont, entre autres, produits, drainant des spectateurs du monde entier.
Reprisé — bien que timide — avec le spectacle brillant qu’offraient ces corps ondoyants, ces pas ailés, ces gestes tout en grâce et en frémissements, ces tournoiements de voiles, ces sauts élancés dans l’espace et dans le temps...
Vêtus d’habits de lumière et de costumes aux chatoyances kaléidoscopiques, les danseurs de la troupe Caracalla ont animé la scène du temple de Bacchus durant presque deux heures, sans lasser.
Un an et demi de préparation, de recherches, quatre mois pleins de répétitions et la collaboration des plus grands noms du théâtre (Rafic Ali Ahmad), de la musique (Walid Gholmié, Marcel Khalifé, Charbel Rouhana), de la poésie (Saïd Akl, Talal Haïdar) ne pouvaient que donner un résultat à la hauteur du site magnifique.
Outre la chorégraphie, impeccable, Abdel Halim Caracalla a également signé les costumes. Son fils Yvan s’est occupé de la réalisation. Et Alan Burret, avec Wajih Nahlé, de la scénographie.
La scène s’ouvre sur un «Majless de Tarab». Les «élèves» tourbillonnent dans un désordre savamment orchestré. Pour tant de confusion, le «maître» les tance vertement pour leur narrer ensuite, avec les voix et les mots de Saïd Akl et Talal Haïdar, l’histoire de la décadence, de l’Empire arabe en Andalousie. A partir de là, les tableaux de danse — ponctués de solos (Iitidal Haïdar et Elyssar Caracalla) — présentent les différents aspects de l’influence de la civilisation arabe en Espagne: architecture, musique, arts et sciences… Ce mélange entre deux peuples s’incarne par un amalgame de notes classiques, flamencas et orientales comme de pas de danse hybrides, mixage de claquettes, de dabké et de ballet. Tant qu’ils restent unis, les quatre émirs, interprétés par Rafic Ali Ahmad, Fadi Farhat, Georges Khawand et Charbel Béchara, sont puissants. Mais la trahison guette. Et les luttes intestines (danse des sabres) viennent à bout de sept siècles de domination arabe.
C’est par un retour au «Majless el-Tarab» et par des danses du terroir — conduites par Omar Caracalla — sur les sonorités du «oud», du «nay», du «daff» et du «kanoun» ainsi que des «zalaghils» que se clôt le spectacle. Longuement ovationné…

Zéna ZALZAL
«Andalousie, la gloire perdue», le nouveau Caracalla et le Festival de Baalbeck, une double première… Sur les marches du temple de Bacchus, une fresque colorée, captivante, pour la renaissance d’un festival de renommée mondiale, brutalement interrompu par les années de guerre.Rappelons que ce festival, créé en 1956, a fait la gloire du Liban d’avant-guerre. Dans ce site où se sont superposées les civilisations romaines, musulmanes, les traces des croisés, des sultans mamelouks et des seigneurs ottomans ont eu lieu des soirées inoubliables de grande qualité. Herbert Von Karajan, Ella Fitzgerald, Joan Baez, Miles Davis, Rudolf Noureev, Margot Fonteney, Oum Koulsoum s’y sont, entre autres, produits, drainant des spectateurs du monde entier.Reprisé — bien que timide — avec le spectacle brillant qu’offraient ces...