«Toutes les grandes villes du monde ont un problème avec la criminalité», a déclaré le prince Albert de Monaco.
Un délégué libyen, Bashir Traboulsi, a de son côté rappelé qu’Atlanta, où s’étaient déroulés les derniers jeux d’été, avait également un taux élevé de criminalité. «La chose importante est la sécurité», a-t-il dit, ajoutant que la criminalité au Cap pouvait être éradiquée «en trois, quatre ou cinq ans».
«L’un des plus importants facteurs est que l’Afrique n’a toujours pas abrité les Jeux, a-t-il ajouté. C’est une très grosse compétition et le Cap a de très bonnes chances».
Le président Mandela a mis en exergue le même argument pour convaincre cette délégation de cinq représentants du CIO d’opter pour le Cap. Les Jeux olympiques, a-t-il dit, ont déjà eu lieu sur tous les continents, à l’exception de celui-ci.
«Compétition très
serrée»
«Nous espérons sincèrement que le fait de n’avoir pas vu les JO en Afrique (…) fera qu’ils se tiendront en Afrique du Sud», a-t-il dit.
Cette ville, située sur l’un des sites les plus magnifiques du pays, sur la côte Atlantique, est en concurrence avec quatre autres finalistes: Rome, Athènes, Stockholm et Buenos Aires. La ville organisatrice des Jeux de 2004 sera désignée le 5 septembre à Lausanne (Suisse).
M. Mandela a avoué n’avoir pu déterminer la préférence des cinq membres de la mission. Il a toutefois ajouté que le président du CIO Juan Antonio Samaranch «était l’ami de tous les pays qui luttent pour la démocratie. Nous sommes l’un d’eux», a ajouté le chef d’Etat sud-africain.
Le prince Albert a indiqué que son groupe avait déjà eu l’occasion de visiter le Cap, bien que brièvement, et devait y retourner dans la journée avant de reprendre l’avion mercredi.
«Nous avons reçu beaucoup d’informations. C’est très utile», a-t-il dit soulignant à son tour que ce sera une «compétition très serrée».
Le prince héritier de Monaco a également déclaré avoir visité la prison de Robben Island, en face du Cap, où Nelson Mandela a passé 18 de ses 27 ans de prison. «J’ai été très ému», a déclaré le prince Albert. (AFP)


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