«Le président de la République a dit une nouvelle fois quelle était la position de la France (...). La France tiendra ses engagements pour que l’euro se fasse à la date et aux conditions prévues par le traité», a déclaré le porte-parole de l’Elysée, Catherine Colonna, à l’issue d’un entretien d’une heure entre le chef de l’Etat français et Jean-Claude Juncker.
«La France est fermement engagée pour la date de janvier 1999 et la France veut remplir les critères de convergence en 1997 et 1998», a déclaré à sa sortie de l’Elysée le premier ministre luxembourgeois, dont le pays devrait se qualifier sans problèmes pour l’euro.
Prié de dire si la France était, pour cela, sur la bonne voie, il a répondu, laconique: «Oui».
Le porte-parole de l’Elysée a précisé que Jacques Chirac avait indiqué à son hôte que la France «souhaitait qu’une réflexion approfondie s’engage sur la coordination des politiques économiques» comme les Quinze s’y étaient engagés au sommet d’Amsterdam, en juin.
Jacques Chirac et Jean-Claude Juncker, qui devait ensuite déjeuner avec Lionel Jospin à Matignon, ont également évoqué la préparation du sommet extraordinaire des Quinze pour l’emploi, qui devrait avoir lieu en novembre.
«Nous avons surtout parlé du sommet pour l’emploi et nous sommes tombés d’accord pour dire que ce sommet ne devrait pas être un sommet de paraphrases mais se traduire par des décisions concrètes quantifiables, quantifiées», a dit Jean-Claude Juncker.
Jacques Chirac «a insisté aussi sur la nécessité d’identifier de mesures concrètes lors de ce conseil extraordinaire car ce doit être un conseil utile».
Le porte-parole de l’Elysée a précisé que le chef de l’Etat français et le premier ministre luxembourgeois avaient «souhaité associer étroitement les ministres des Affaires sociales et les partenaires sociaux».
Jacques Chirac et Jean-Claude Juncker ont aussi évoqué le dossier de la fusion entre Boeing et McDonnell Douglas, qui sera soumis à la commission de Bruxelles mercredi.
«Le président de la République a indiqué à M. Juncker que la France souhaite une très grande fermeté sur ce dossier qu’il considère comme crucial pour les intérêts européens», a souligné Catherine Colonna. (Reuter)


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