Deux récents textes du Sénat et de la Chambre des Représentants prévoient l’interdiction de toute transaction financière entre les firmes américaines et la Syrie. Le 8 juillet, dans un communiqué, le président Bill Clinton, qui doit ratifier la loi si elle est votée en conférence par les deux chambres, avait fait part de son opposition au projet.
«La décision de cesser toute transaction financière entre les Etats-Unis et la Syrie montre l’étendue de l’influence du lobby sioniste au Congrès. Bien que l’administration et les milieux commerciaux américains y soient opposés, cette mesure inamicale montre que le congrès est devenu plus sioniste que la Knesset (parlement israélien)», selon le quotidien gouvernemental Techrine.
Le journal a violemment critiqué le congrès américain «mû par un esprit raciste, sioniste et vindicatif à l’origine de toutes les législations anti-arabes des institutions américaines».
«Cette loi, si elle est adoptée, porterait préjudice au rôle américain dans la paix au Proche-Orient, ranimerait l’hostilité contre les Etats-Unis dans le monde arabe et empêcherait les firmes américaines d’investir en Syrie», a estimé Techrine.
La Syrie figure sur la liste des pays soutenant le terrorisme publiée chaque année par le département d’Etat américain. Si la loi est adoptée, toute transaction financière entre des entreprises américaines et les gouvernements des pays placés sur la liste du département d’Etat sera interdite.
La Syrie ne reçoit pas d’aide économique des Etats-Unis, et les échanges commerciaux entre les deux pays sont modestes.
En 1996, les Etats-IUnis ont exporté vers la Syrie pour 226 millions de dollars d’équipements pétroliers, et ont importé pour 16,2 millions de dollars de marchandises syriennes, selon l’ambassade américaine à Damas.
Actuellement, trois firmes américaines participent à l’exploration du pétrole en Syrie. (AFP).s

