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Actualités - Chronologie

Prost se dit prêt à abandonner son écurie grand prix

Alain Prost, propriétaire de l’écurie de Formule 1 Prost Grand Prix, menace d’abandonner son projet si des freins politiques et administratifs persistants l’empêchaient de déménager son équipe de Magny-Cours (Nièvre) à Satory (Yvelines).
Dans un long entretien au journal «Les Echos», paru jeudi matin, Prost déclare en effet: «Il est clair que si on me met trop de bâtons dans les roues, je pourrais abandonner l’ensemble de ce projet. Je ne le souhaite pas bien sûr, pour l’intérêt des passionnés de sport automobile en France et pour tous les emplois qui en dépendent. Mais, pour moi, le seul challenge qui m’intéresse, c’est de gagner. Si on m’en empêche, j’en tirerai toutes les conséquences qui s’imposent».
Et le quadruple champion du monde d’expliquer les raisons qui le poussent à quitter Magny-Cours: «C’est une décision de chef d’entreprise. Si on fait le bilan des années passées, il s’avère que l’équipe Ligier ne s’est pas montrée assez performante. Ce n’est pas en raison de son équipe, très compétente. C’est plutôt lié à l’isolement, à l’impossibilité de favoriser les transferts de technologies permanents (...). Si on reste dans la Nièvre, on ne pourra jamais accéder au niveau supérieur. Question d’enclavement, de communication. J’ai personnellement signé des contrats avec des ingénieurs et des gens très compétents pour la fin de la saison et la seule condition pour qu’ils viennent, c’est de quitter Magny-Cours. Il est impératif que nous soyons près des industriels avec qui nous travaillons quotidiennement».
«Néanmoins, je souhaite utiliser le potentiel existant à Magny-Cours pour y conserver des activités. Ce site fait partie de l’histoire de l’écurie qui doit y conserver des attaches. Et bien sûr, il faut aider Magny-cours à conserver l’organisation du Grand Prix de France», poursuit Prost.

Financement privé

Confirmant que le départ de Magny-Cours est décidé et que le processus de transfert pourrait démarrer à partir de la fin juillet, Alain Prost admet qu’il existe un obstacle: le comité de décentralisation qui se réunira le 24 juillet. «Mais j’ai réorienté mon projet», reconnaît l’ancien champion du monde.
«Nous étions jusque-là dans un schéma à maîtrise d’ouvrage public. C’est-à-dire que la mairie de Versailles prenait en charge la construction de l’usine, d’un coût de 40 millions de francs, que l’équipe reprenait ensuite avec une subvention de la région, du conseil général et de la mairie à hauteur de 8 millions chacun, explique Prost. Je payais la différence avec un système de crédit-bail. Aujourd’hui, je me dirige vers un schéma complètement privé, dans lequel c’est Prost Grand Prix qui est maître d’ouvrage, et non plus la ville».
«Le comité a fait son travail et a posé des questions sur le financement public et le maintien d’activités à Magny-Cours. J’y ai répondu et je suis convaincu que le comité a maintenant une autre vision de mon projet», a précisé Prost. (AFP)
Alain Prost, propriétaire de l’écurie de Formule 1 Prost Grand Prix, menace d’abandonner son projet si des freins politiques et administratifs persistants l’empêchaient de déménager son équipe de Magny-Cours (Nièvre) à Satory (Yvelines).Dans un long entretien au journal «Les Echos», paru jeudi matin, Prost déclare en effet: «Il est clair que si on me met trop de bâtons dans les roues, je pourrais abandonner l’ensemble de ce projet. Je ne le souhaite pas bien sûr, pour l’intérêt des passionnés de sport automobile en France et pour tous les emplois qui en dépendent. Mais, pour moi, le seul challenge qui m’intéresse, c’est de gagner. Si on m’en empêche, j’en tirerai toutes les conséquences qui s’imposent».Et le quadruple champion du monde d’expliquer les raisons qui le poussent à quitter...