A cette occasion le hall d’entrée du théâtre ainsi que les murs des escaliers conduisant à la salle ont été tapissés de quelque 70 dessins exécutés par des enfants de trois à six ans, pupilles des Associations Ghassan Kanafani.
Nidal Achkar a lu des ex-traits d’un texte de Talal Salman qui rappelle le trajet de Kanafani. C’est en 1960 qu’il s’installe à Beyrouth et fonde «al-Hadaf», un hebdomadaire. Et il écrit des essais, des articles.
Après cette rapide présentation, Marcel Khalifé s’accompagnant au oud, a chanté «al-Jalil», «L’enfant et l’avion», «Mountaçeb al-kama amchi» (La tête haute, je marche), et «Rita». Toutes reprises en chœur par le public.
Nidal Achkar est revenue sur scène pour lire une lettre adressée par Ghassan Kanafani à son fils Fayez.
Ensuite, les marionnettes de la troupe du Théâtre libanais qui ont joué «Al-kindil al-saghir». Cette nouvelle écrite par Ghassan Kanafani pour sa nièce Lamiss, se donne régulièrement au Danemark. Il était une fois… un roi, aimable et bon. Sous son règne, la ville vivait en paix.
Un jour il tomba gravement malade. Il dit à la princesse sa fille que pour devenir reine elle doit apporter de ses propres mains le soleil dans le palais. Sinon, elle sera condamnée à passer le restant de ses jours enfermée dans un coffre de bois. Le roi meurt. Et la princesse éplorée ne sait comment exécuter ce que son père lui a demandé. Elle se rend au haut d’une montagne et tente vainement d’attraper le soleil. Elle revient bredouille au palais.
Laissant parler son cœur, elle finit par faire abattre les cloisons, les murs très élevés derrière lesquels elle vivait pour laisser entrer les gens. Du même coup, le soleil pénètre à flots dans la demeure royale…
L’hommage s’est clôturé par un tour de chant avec Liliane Younes («al-Qods») et Sami Hawwat.
A.G.


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