«Nous visons de 10 à 10,5% du marché européen d’ici à la fin de l’année», a-t-il dit à l’occasion de la présentation des résultats commerciaux du premier semestre 1997. Il a ajouté que pour la France, Renault visait des gains de parts de marché par rapport à 1996 (26,6%) et que pour l’Europe hors France, Renault veut sur l’ensemble de l’année maintenir, «voire de dépasser», le taux de pénétration de 7,3% atteint au premier semestre 1997.
A moyen terme, vers 2000, «nous voulons arriver à 8% du marché européen hors France, malgré l’arrivée de nouveaux concurrents comme les Japonais ou les Coréens».
Au premier semestre 1997, Renault a porté sa part de marché en Europe occidentale hors France de 6,8% à 7,3%. Compte tenu du fort recul (23,7%) du marché français, sa pénétration dans les 17 pays européens s’est établie à 9,4% contre 9,8% sur les six premiers mois 1996.
Philippe Gamba a par ailleurs rappelé les objectifs financiers annoncés par le président Louis Schweitzer de retrouver l’équilibre d’exploitation de la branche automobile cette année et du résultat net avant impôts du groupe. «Nous sommes sur cette tendance», a-t-il affirmé.
En 1996, la branche automobile a eu une contribution négative de 6,5 milliards de FF au résultat d’exploitation du groupe, et le résultat net consolidé avant impôts, part du groupe, a été une perte de 5,6 milliards.
Philippe Gamba a noté l’évolution hétérogène des marchés de l’Italie (+31,3%) et de l’Espagne (+10,5%), la hausse de près de 5,5% au Royaume-Uni et les reculs de l’ordre de 3% en Allemagne, Suisse et Belgique. Le marché français a pour sa part chuté de 23,7% sous l’impact de l’arrêt de la prime qualité automobile en octobre 1996.
Au total, le marché européen s’est établi à 6,99 millions de voitures particulières, contre 6,88 millions sur la même période de 1996 (+1,6%), et Renault a vendu 658.458 voitures particulières, contre 671.125 sur les six premiers mois de 1996.
Mais Philippe Gamba a souligné la nette hausse des ventes de Renault en Europe hors France, avec une progression de 13% sur le semestre, deux fois plus forte que celle du marché (+6%).
«Cette progression a été enregistrée alors que la guerre commerciale continue. Cela se traduit par le fait qu’il n’y a plus de hausse des prix en Europe, voire des baisses dans certains pays», a-t-il ajouté.
Mais il a relevé l’impact positif exercé sur les marges par la hausse de certaines devises, notamment de la livre sterling, de la lire et de la peseta.
«Nos gains de parts de marché ont concerné tous les pays, à l’exception de la Belgique, le Portugal, le Danemark et la Grèce», a précisé Philippe Gamba.
En ce qui concerne la Belgique, il a cité l’effet Vilvorde mais a noté que Renault avait retrouvé sa place sur les mois de mai et juin.
Ces progressions sont dues essentiellement au succès des Mégane, notamment de la Scénic, qui font 9% de leur segment hors de France, mais aussi à l’amélioration de l’image de marque du constructeur qui, au-delà de l’aspect qualité, intègre de plus en plus le côté innovation, a dit Philippe Gamba.
«Les Mégane sont exportées à 73% (...). La Scénic fait 35%, voire 40%, des Mégane», a-t-il précisé.
Philippe Gamba a souligné que la Scénic n’aura pas de concurrente tout au long de 1998. «Aussi allons-nous exploiter la Scénic au maximum (...) et augmenter les cadences de production à Douai dès janvier». (Reuter).


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