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Actualités - Chronologie

Réforme agraire sous le signe du Coke

La société Coca-Cola envisage d’entreprendre au Brésil ce que le gouvernement brésilien ne parvient toujours pas à réaliser sans difficultés: une réforme agraire.
La multinationale entend installer 2.000 familles de paysans sans-terre sur des plantations de canne à sucre, en Amazonie près de Manaus, Nord-Ouest du Brésil.
Selon le directeur des relations extérieures de «Coca-Cola du Brésil», M. Marco Simoes, «il s’agit d’un projet réalisé en partenariat avec le gouvernement de l’Etat du Amazonas: la terre sera cédée par la Surintendance de développement de la zone franche de Manaus (Sufram) et nous fournirons tout le soutien technique nécessaire à la production de la canne à sucre».
Coca-Cola s’engage ainsi à acheter la totalité de la production de canne à sucre des 2000 familles et, selon le président de la Confédération nationale des travailleurs de l’agriculture, M. Francisco Urbano, «il est très sécurisant, pour le petit producteur, de savoir qu’il trouvera un acheteur certain à l’heure de la récolte».
La production de canne à sucre de ces 2000 familles devrait compléter les besoins en sucre de l’usine de concentré des boissons de Coca-Cola.
Pour produire annuellement un milliard de litres de concentré, l’usine doit consommer près de 3.000 tonnes de sucre par an dont la plus grande partie provient des grandes usines de sucre de Sao Paulo.

Un coup de pouce

La proposition de Coca-Cola d’aider à installer 2000 familles est vue d’un bon œil par l’Institut national de colonisation et de réforme agraire (Incra), organisme qui se charge de résoudre la question de la réforme agraire au Brésil.
Selon le directeur du Incra, M. Milton Seligman, «le projet de Coca-Cola qui est encore sous analyse est très intéressant: il représente le processus idéal d’une réforme agraire où les travailleurs ruraux peuvent cultiver la terre et assurer l’écoulement de leur production».
Avec cette initiative, Coca-Cola voit son nom lié à la question épineuse de la réforme agraire, cause de fortes tensions sociales au Brésil, mais selon M. Simoes, «il est clair que Coca-Cola ne va pas réaliser la réforme agraire du Brésil, mais elle va lui donner un coup de pouce à sa mesure».
«Il ne s’agit pas d’une initiative de marketing à proprement parler, mais il est certain que cela représente un point positif pour l’image de Coca-Cola», a-t-il ajouté.
Selon M. Simoes, «il est certain que Coca-Cola agit selon une ligne extrêmement capitaliste: intégrer les travailleurs ruraux sans-terre dans le marché du travail et de la production va en faire des consommateurs potentiels de Coca-Cola». (AFP)

La société Coca-Cola envisage d’entreprendre au Brésil ce que le gouvernement brésilien ne parvient toujours pas à réaliser sans difficultés: une réforme agraire.La multinationale entend installer 2.000 familles de paysans sans-terre sur des plantations de canne à sucre, en Amazonie près de Manaus, Nord-Ouest du Brésil.Selon le directeur des relations extérieures de «Coca-Cola du Brésil», M. Marco Simoes, «il s’agit d’un projet réalisé en partenariat avec le gouvernement de l’Etat du Amazonas: la terre sera cédée par la Surintendance de développement de la zone franche de Manaus (Sufram) et nous fournirons tout le soutien technique nécessaire à la production de la canne à sucre».Coca-Cola s’engage ainsi à acheter la totalité de la production de canne à sucre des 2000 familles et, selon le...