C’est en tout cas ce qu’affirment l’ensemble des chroniqueurs royaux de la presse populaire britannique, même si Diana a démenti mardi matin leur avoir dit qu’elle allait faire prochainement une déclaration sur son avenir.
Depuis son arrivée ce week-end, avec ses deux fils Harry et William, dans l’immense villa du milliardaire égyptien Mohammed Al-Fayed, la princesse de 36 ans était cernée par les journalistes et photographes braquant leurs téléobjectifs sur la résidence depuis une flottille de bateaux.
Toujours ambivalente dans ses relations avec la presse, l’ex-femme de Charles a d’abord joué le jeu, s’approchant même des appareils photos pour poser en jet ski, affirment les paparazzi.
Puis, exaspérée, elle a foncé lundi avec un hors-bord jusqu’à un des bateaux sur lequel se trouvaient des journalistes britanniques, affirmant ne pas connaître assez de français pour s’expliquer avec les autres.
«Mes fils m’encouragent tout le temps à quitter le pays. Ils me disent que c’est le seul moyen. Peut-être devrais-je le faire. Ils veulent que je parte vivre à l’étranger. A Londres, on m’insulte et on me suit où que j’aille», s’est-elle plainte, contrainte de quitter Saint-Tropez alors qu’elle voulait passer quelques jours tranquillement avec les deux princes.
Diana s’est dit agacée par les éternelles critiques à son égard, à commencer par celles sur son séjour chez l’homme d’affaires égyptien, ancien ami de son père décédé, mais personnage très contesté en Grande-Bretagne où il a été impliqué dans un scandale parlementaire. La princesse a aussi été affectée par l’accueil réservé à sa campagne contre les mines anti-personnel, vue parfois comme une intrusion peu souhaitable sur la scène politique.
«Vous allez avoir une grosse surprise avec la prochaine chose que je vais faire. Je vais faire une annonce dans deux semaines qui va mettre fin à tout cela. Et vous allez être sacrément surpris», a lancé Diana aux journalistes, selon le Times.
Les spéculations
Diana a ensuite démenti toute promesse d’annonce imminente, mais la presse multipliait déjà les spéculations sur ses possibles exils: les Etats-Unis, où réside sa meilleure amie, la femme de l’ambassadeur du Brésil, et où elle se rend régulièrement; la France, où les strictes lois sur le respect de la vie privée la protégeraient; l’Italie, où elle aurait affirmé vouloir aller, voire le Pakistan, où vit son amie Jemima, fille du magnat de la presse Jimmy Goldsmith mariée à l’ancien champion de cricket Imran Khan.
C’est aussi du Pakistan qu’est originaire le cardiologue Hasnat Khan, 37 ans, avec lequel Diana aurait une aventure, selon certains journaux qui avaient révélé que la princesse avait rendu visite à la famille du médecin au printemps, lors d’un séjour dans ce pays. Diana avait nié toute fiançaille.
Quoi qu’il en soit, elle a réussi une nouvelle fois à faire la Une de toute la presse en demandant davantage d’intimité, au risque de se faire encore accuser de manipuler les médias pour rester dans l’œil du public. Lorsqu’elle a choisi récemment de confier sa solitude, c’est dans le giron du supermannequin Cindy Crowford qu’elle s’est épanchée, s’assurant une couverture médiatique maximum.
Une chose est sûre, elle a éclipsé la tenue mardi de la grande garden party organisée par son ex-belle-mère, la reine Elizabeth II, pour ses 50 ans de mariage. (AFP)


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