«Nous renouvelons notre confiance en nos dirigeants emprisonnés et excluons qu’ils aient pu appeler à l’arrêt des combats. En outre, nous affirmons notre volonté de poursuivre notre Jihad (guerre sainte)», déclarent les dirigeants de la Jamaa Islamiya à l’étranger dans un communiqué publié par le quotidien arabe Al-Hayat.
L’appel émanant des prisons «vise à donner l’impression que la Jamaa a renoncé au Jihad et qu’il existe des divisions dans nos rangs», ajoute le communiqué.
De leur côté, les dirigeants de l’organisation Jihad à l’étranger ont affirmé, dans un autre communiqué publié également par Al-Hayat, qu’ils ne comptent nullement s’engager dans «une trêve» avec le régime égyptien.
Les dirigeants de la Jamaa et du Jihad incarcérés en Egypte avaient renouvelé mercredi un appel à l’arrêt de la violence, lors d’un procès contre 97 islamistes devant la Haute Cour militaire du Caire.
Membre de la Jamaa et déjà condamné à 15 ans de prison pour un attentat commis en 1994, Mohammad Amine Abdel Alim avait lu un communiqué appelant à «mettre un terme à l’effusion de sang» et avait souligné qu’il était l’œuvre «de tous les dirigeants de la Jamaa Islamiya et du Jihad en prison».
Les dirigeants de la Jamaa à l’étranger «n’excluent pas que cet appel soit un complot tramé contre le courant islamiste», selon le communiqué.
La semaine dernière, durant le même procès, Mohammad Abdel Alim avait déjà lu l’appel «à tous les Frères de l’Egypte à arrêter les opérations militaires à l’intérieur et à l’extérieur du pays», au nom de six dirigeants islamistes, condamnés en 1982 à 25 ans de travaux forcés.
Parmi les six signataires de cet appel figurait notamment Abboud al-Zomor, ancien officier des services de renseignements militaires égyptiens qui était le principal organisateur de l’assassinat du président Anouar el-Sadate lors d’une parade militaire le 6 octobre 1981.
Implantée notamment en Haute-Egypte, la Jamaa Islamiya et le Jihad avaient déclenché la violence intégriste en Egypte en 1992. Les services de sécurité sont toutefois parvenus à endiguer cette vague meurtrière et les actes de violence ont remarquablement diminué. Ils sont désormais quasiment limités à la région de Miniya (environ 250 km au sud du Caire). (AFP)


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