Le procès de Pol Pot renvoyé aux calendes grecques
le 12 juillet 1997 à 00h00
La crise qui a conduit à l’effondrement du gouvernement de coalition cambodgien devrait avoir pour effet d’éloigner les perspectives d’un jugement de l’ancien leader Khmer rouge Pol Pot, tenu pour responsable du génocide des années 70. Le premier copremier ministre Norodom Ranariddh, évincé le week-end dernier par son rival et ancien partenaire gouvernemental Hun Sen, avait entrepris d’obtenir que lui soit livré l’ancien dictateur par la faction khmère rouge qui le détient depuis plus d’un mois. Mais la prise de contrôle de Phnom Penh par les forces de Hun Sen et la fuite à l’étranger du fils du roi Sihanouk, dont les hommes ont dû battre retraite vers le Nord, ont anéanti cette perspective pour l’immédiat.
«L’occasion a été complètement ratée. La seule chance d’avoir Pol Pot vivant aurait été que les Khmers rouges s’intègrent dans un gouvernement d’union», souligne un analyste politique cambodgien.
Pol Pot, à qui la communauté internationale impute plus d’un million de morts durant son bref règne à Phnom Penh, de 1975 à 1979, a été capturé en mai dernier par la faction du mouvement maoïste contrôlé par Khieu Samphan. L’ancien dictateur khmer , à en croire la rumeur, serait détenu dans le bastion khmer rouge de Anglong Veng, dans le nord du Cambodge. Avant que Ranariddh ne fuie son pays et que ses hommes soient chassés de Phnom Penh, l’entourage du prince se disait sur le point d’obtenir qu’il soit livré au gouvernement en vue d’être jugé. La tension entre les deux copremiers ministres couvait depuis longtemps mais elle s’était accrue l’an dernier lorsque le fils de Sihanouk a annoncé avoir engagé une négociation avec les Khmers rouges encore en rébellion dans le Nord. (Reuter)
La crise qui a conduit à l’effondrement du gouvernement de coalition cambodgien devrait avoir pour effet d’éloigner les perspectives d’un jugement de l’ancien leader Khmer rouge Pol Pot, tenu pour responsable du génocide des années 70.Le premier copremier ministre Norodom Ranariddh, évincé le week-end dernier par son rival et ancien partenaire gouvernemental Hun Sen, avait entrepris d’obtenir que lui soit livré l’ancien dictateur par la faction khmère rouge qui le détient depuis plus d’un mois.Mais la prise de contrôle de Phnom Penh par les forces de Hun Sen et la fuite à l’étranger du fils du roi Sihanouk, dont les hommes ont dû battre retraite vers le Nord, ont anéanti cette perspective pour l’immédiat.«L’occasion a été complètement ratée. La seule chance d’avoir Pol Pot vivant aurait été que...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.