«En matière d’emploi, nous avons obtenu des garanties sur 400 emplois avec un contrat Renault et 200 emplois supplémentaires sur le site de Vilvorde avec d’autres entreprises», a déclaré le responsable syndical Karel Gacoms à la radio belge.
L’accord a été conclu après quinze heures de discussions au cours desquelles la direction a brandi la menace d’un dépôt de bilan au cas où les syndicats n’accepteraient pas ses dernières propositions.
Les grandes lignes du plan social avaient déjà été arrêtées la semaine dernière.
Renault avait annoncé la semaine dernière son intention de créer à Vilvorde une nouvelle activité industrielle qui permettrait le maintien sur le site de 400 emplois sur les 3.100 que comptait l’usine lorsque sa fermeture a été annoncée, en février.
Selon les médias belges, Renault avait aussi accepté de garantir 200 emplois supplémentaires à Vilvorde pour lesquels le groupe rechercherait un nouvel exploitant industriel. Ces 200 emplois supplémentaires constituaient le seul nouvel élément de l’accord arrêté la semaine dernière.
Nous ne sommes pas parvenus à obtenir des indemnités plus élevées, a déploré Karel Gacoms.
La semaine dernière, Renault a proposé de conserver ses salariés en «chômage technique» rémunéré 43.000 francs belges par mois (1 180 dollars) jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un autre emploi, et ce pendant une durée maximale de deux ans. Une unité spéciale sera constituée pour les aider dans cette recherche.
Les candidats au départ immédiat recevront des indemnités d’un montant brut de 900.000 FB en moyenne, et pouvant aller jusqu’à deux millions de FB en fonction de leur ancienneté dans l’entreprise.
L’accord sera présenté le 17 juillet au personnel de Vilvorde qui devra ensuite se prononcer les jours suivants.
Renault n’a pas donné d’estimation chiffrée du coût total de l’accord, mais il a constitué une provision de 2,8 milliards de francs français (475 millions de dollars) en vue de la fermeture de Vilvorde, cette somme correspondant à la fois au plan social, à la remise en état du site et aux pertes sur investissement.

