«Plus les pays étoffent leur arsenal législatif pour confisquer le produit du crime, plus les criminels sont incités à explorer des voies sophistiquées pour blanchir leur argent,» a déclaré Graham Saltmarsh, des services de lutte contre l’argent sale de Scotland Yard.
Le montant annuel d’argent blanchi serait supérieur à 500 milliards de dollars, dont 70% proviendraient de la drogue, selon la plupart des estimations. Certaines sources affirment que ce chiffre pourrait atteindre mille milliards de dollars.
«A de tels niveaux, le montant annuel d’argent blanchi est équivalent au PIB annuel de certains des plus grands pays d’Europe,» a souligné Afxentis Afxentiou, gouverneur de la Banque centrale chypriote.
La Yakuza japonaise, les Triades chinoises, les cartels colombiens et la mafia sicilienne sont les quatre principales organisations criminelles mondiales, a déclaré Graham Saltmarsh.
Mais avec 2.600 gangs dont la «Mafia tchétchène», la Russie est devenue le principal sujet d’inquiétude des services secrets.
Les institutions bancaires sont le premier et dernier rempart contre le blanchiment d’argent, a estimé Jonathan Polk, conseiller à la Banque fédérale de New York, même si des institutions non-bancaires, telles les compagnies d’assurance et les services de transfert d’argent, sont utilisées aux Etats-Unis pour donner une légitimité à des fonds d’origine douteuse.
La conférence, qui s’adressait surtout à des banquiers régionaux, les a incités à former leur personnel pour le rendre apte à déceler les transactions financières frauduleuses, et à mettre en place des règles strictes de contrôle de la clientèle, fût-ce au prix de l’hostilité des clients honnêtes. (Reuter)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir