M. Lévy a consenti à participer au Conseil des ministres hebdomadaire qu’il avait boycotté la semaine dernière, après avoir agité la menace d’une démission pour protester contre l’empiétement sur ses prérogatives dans les négociations avec les Palestiniens.
Il s’est abstenu de toute déclaration en arrivant à la présidence du Conseil, alors qu’il avait laissé planer le suspense sur sa participation jusqu’à la dernière minute.
Selon la radio publique, le ministre des Affaires étrangères n’a toujours pas pris sa «décision finale» sur son maintien ou non au gouvernement. M. Netanyahu espère de son côté présenter au Parlement son nouveau gouvernement lundi prochain.
La «bouderie» de M. Lévy, selon l’expression des médias israéliens, empêche depuis deux semaines M. Netanyahu de procéder à un remaniement ministériel rendu indispensable par la démission, le mois dernier, du ministre des Finances, Dan Méridor, qui était un des rares modérés du gouvernement.
M. Netanyahu doit trouver un compromis permettant de ménager les susceptibilités et les ambitions contradictoires de M. Lévy et du chef de file des durs de la droite, Ariel Sharon.
La dispute porte sur le rôle qui sera dévolu à M. Sharon, actuel ministre des Infrastructures, pressenti pour prendre les Finances, dans le processus de paix. M. Sharon, appuyé par M. Netanyahu, exige d’être associé aux discussions s’il était nommé aux Finances, mais M. Lévy entend garder la haute main, du moins officiellement, sur les négociations avec les Palestiniens. (Reuter)

