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Actualités - Chronologie

Les russes n'ont pas confiance dans leur police

Les statistiques officielles indiquant une baisse de la criminalité en Russie reflètent davantage la méfiance de la population envers sa police qu’une réalité tangible, a fait savoir le premier secrétaire adjoint du Conseil de sécurité.
Invité à participer à des débats parlementaires consacrés à la lutte contre la sécurité publique, Mikhail Mitioukov a estimé qu’un quart seulement des crimes commis en 1996 sur le territoire russe avaient été recensés par les forces de l’ordre.
«La raison est à chercher dans la défiance croissante qu’éprouvent des citoyens envers les forces de l’ordre et dans la tendance à la dissimulation enracinée chez certains responsables du ministère de l’Intérieur», a-t-il dit selon l’agence Interfax.
Il en veut pour preuve que les fonctionnaires de la justice ont découvert l’année dernière près de 48.000 crimes non répertoriés par la police.
Le ministre de l’Intérieur avait annoncé fin mai que le nombre de crimes recensés en Russie avait baissé de 10% durant les trois premiers mois de 1997 par rapport au début de l’année précédente. Durant cette période, avait ajouté Anatoli Koulikov, le nombre d’assassinats a diminué de six pour cent.
«Cette tendance positive a été relevée pour la première fois en 1995 et en 1996. Le premier trimestre 1997 la confirme», avait-il souligné.

Un policier pour 100 habitants

Selon le premier secrétaire-adjoint du Conseil de sécurité, la Russie compte actuellement «un représentant des forces de l’ordre pour 80-100 habitants, vieillards et nourrissons compris».
La population russe est estimée à 148 millions d’habitants.
«L’inefficacité du système des forces de l’ordre fait que cette pléthore de gens en uniforme s’avère incapable de protéger la population contre la criminalité», ajoute Mikhaïl Mitioukov, pour qui l’Etat doit concentrer ses efforts sur la lutte contre la corruption, la criminalité organisée, le terrorisme et le trafic de drogues.
A l’en croire, plus de 1000 milliards de roubles (173 millions de dollars) du budget du ministère de l’Intérieur ne seraient pas affectés comme ils le devraient et serviraient en fait à «financer des banques commerciales».
Concernant la lutte contre le trafic de stupéfiants, l’efficacité des forces de l’ordre a, selon lui, diminué de moitié entre 1993 et 1996.
«La proportion de crimes résolus n’a représenté l’année dernière que six pour cent des crimes recensés.
Selon Mikhaïl Mitioukov, le président Boris Eltsine souhaite présider prochainement une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la lutte contre la criminalité.
Les statistiques officielles indiquant une baisse de la criminalité en Russie reflètent davantage la méfiance de la population envers sa police qu’une réalité tangible, a fait savoir le premier secrétaire adjoint du Conseil de sécurité.Invité à participer à des débats parlementaires consacrés à la lutte contre la sécurité publique, Mikhail Mitioukov a estimé qu’un quart seulement des crimes commis en 1996 sur le territoire russe avaient été recensés par les forces de l’ordre.«La raison est à chercher dans la défiance croissante qu’éprouvent des citoyens envers les forces de l’ordre et dans la tendance à la dissimulation enracinée chez certains responsables du ministère de l’Intérieur», a-t-il dit selon l’agence Interfax.Il en veut pour preuve que les fonctionnaires de la justice ont découvert...