Entre Mars et la Terre, l’imaginaire et la réalité tissent ainsi depuis des années des liens où la peur des «petits hommes verts» le dispute à la soif de découvrir une éventuelle forme de vie passée ou présente sur la planète.
Vendredi à 10h07 locales (17h07 GMT), Pathfinder devrait toucher le sol de Mars, renouant avec l’exploration de la planète par les Américains après le succès de leurs deux Viking en 1976. Elles avaient rapporté une moisson d’informations exceptionnelles permettant de jeter un regard nouveau sur Mars.
La sonde devrait prendre pendant au moins un mois des photos du site d’atterrissage, des mesures portant sur la topographie et sur la géologie, des observations concernant l’atmosphère (pression, température, densité…).
Elle relâchera par ailleurs un petit robot à six roues, Sojourner, qui ira explorer les alentours pendant une semaine dans un rayon de quelques dizaines de mètres, prenant également des photos et des mesures.
Leurs observations seront complétées par une autre sonde, Mars Global Surveyor, qui se mettra en orbite en septembre autour de la planète pour la cartographier.
Pour l’atterrissage de Pathfinder, l’agence spatiale américaine a choisi une procédure originale. Arrivée aux abords de Mars, la sonde plongera directement dans l’atmosphère à une vitesse de 7,6 km/s avant d’être ralentie par un parachute et, en fin de course, par des rétrofusées.
Enfin, quelques secondes avant l’impact, des coussins d’air se gonfleront tout autour de Mars Pathfinder. Ainsi protégée, elle atterrira en toute sécurité, rebondissant plusieurs fois avant de s’immobiliser et d’ouvrir les panneaux la composant pour libérer les instruments scientifiques et le robot Sojourner.
Le site d’atterrissage, Ares Vallis, a été choisi parce qu’il est relativement plat et que, pour de nombreux scientifiques, il serait l’embouchure d’un ancien fleuve. La présence d’eau autrefois aurait pu y favoriser l’existence d’organismes.
Si l’agence spatiale américaine (NASA) souligne qu’elle n’attend de cette mission aucune confirmation sur l’éventualité de la vie sur la «planète rouge», cette question restera tout de même au centre des préoccupations après le récent débat scientifique sur la présence, ou non, de traces de bactéries dans des météorites provenant de Mars.
L’intérêt pour cette quête est également relancé actuellement par le 50e anniversaire du mystère de Roswell, dans le Nouveau-Mexique, où, selon certains, une soucoupe volante et ses occupants se seraient écrasés le 8 juillet 1947.
L’armée américaine, accusée d’avoir récupéré en secret les restes de l’engin et ses occupants, a récemment publié un rapport affirmant que les «soucoupes volantes» n’étaient que des cibles radar, et les soi-disant «extraterrestres» des mannequins à forme humaine utilisés pour des essais de chute libre.
Réalité et imaginaire ne sont décidément jamais loin en ce qui concerne Mars. Et à peine Pathfinder se sera-t-elle posée sur la planète que des milliers d’extraterrestres reviendront sur Terre avec la dernière production des studios de Hollywood, «Men In Black» (les hommes en noir).


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