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Actualités - Chronologie

Le Business reprend ses droits à Hong Kong

Après un long congé pour cause de festivités, les Hongkongais ont repris le travail sous le mot d’ordre de «business as usual» dans le nouveau «petit dragon rouge» asiatique.
Comme si de rien n’était, les trains de banlieue et les bus de la toute nouvelle Région administrative spéciale (RAS) de la République populaire de Chine sont toujours aussi ponctuels.
Aucun militaire de l’Armée populaire de libération (APL), de sinistre renommée depuis la répression du «printemps de Pékin», en 1989, n’est visible dans les rues de la deuxième place boursière et commerciale d’Asie où la présence policière est aussi discrète qu’avant le 30 juin à minuit.
Dans cette ancienne colonie britannique devenue l’un des fleurons du capitalisme flamboyant, les policiers s’activent surtout autour de glissements de terrain provoqués par les trombes d’eau qui se sont abattues depuis le départ des Britanniques.
«Tout est normal, et calme. La population se préoccupe avant tout des pluies et les Hongkongais se demandent surtout s’ils seront à l’heure au bureau», observe Pamela Cheung, une fonctionnaire fidèle au poste après les cinq jours de congé.
Comme «avant», les expatriés britanniques de l’île promènent sans état d’âme visible leurs chiens dans les rues détrempés du quartier du Peak, tandis que les nouveaux citoyens de la RPC se livrent à leurs exercices matinaux de «tai chi» à l’abri de parapluies.
Les flonflons de la transition sont bel et bien terminés et fait significatif, c’est la crise financière thaïlandaise qui fait la «une» de la plupart des journaux de la RAS.
La course à l’argent, passe-temps favori des 6,6 millions d’habitants de cet ancien îlot désertique devenu l’une des capitales du capitalisme mondial, a repris tous ses droits.
Et pourtant, tout le paysage politique de Hong Kong a changé.

RAS ou rien à signaler?

Le dernier gouverneur de la dernière colonie britannique d’Asie, Chris Patten, traité encore récemment par Pékin de tous les noms d’oiseaux pour son attachement viscéral aux réformes démocratiques, est reparti sur le yacht royal «Britannia».
Son successeur nommé par Pékin, l’armateur Tung Chee-hwa, surnommé «le milliardaire rouge,» a pris les rênes en promettant que l’économie aurait toujours le pas sur la politique.
Le nouveau chef de l’exécutif de Hong Kong estime que le Rocher et la RPC doivent mieux se connaître, au lieu de s’affronter comme ce fut souvent le cas à l’époque de Chris Patten.
Le caractère glacé et figé des festivités présidées par les nouveaux maîtres communistes de Hong Kong a imprimé un nouveau style à cette ruche prospère du capitalisme, très différent de celui qui avait prévalu tout au long des 156 ans de colonisation britannique.
Une rigidité un peu à l’image des quelque 4.000 hommes de l’APL, à la discipline extrêmement formelle, qui ont pris leurs casernements à Hong Kong après le départ des troupes de Sa Très Gracieuse Majesté, qui s’était fait représenter par Charles, prince de Galles.
Le drapeau rouge frappé de cinq étoiles jaunes de la RPC flotte désormais sur «Government House», résidence de l’ancien gouverneur colonial. Mais aucun fanion n’est venu remplacer l’Union Jack au Cénotaphe, le monument aux morts britannique des deux guerres mondiales.
Dans les coulisses, le nouveau gouvernement de la RAS passe au crible toutes les lois et réglementations héritées de la période coloniale.
Pékin a promis de ne pas toucher au mode de vie et au statut particulier de Hong Kong pendant une période de 50 ans. Le Conseil législatif (Legco) élu à l’époque britannique a, certes, été dissous, comme annoncé, et ramplacé par une assemblée provisoire nommée par Pékin.
Mais des élections «démocratiques» ont été promises d’ici un an. (Reuter)
Après un long congé pour cause de festivités, les Hongkongais ont repris le travail sous le mot d’ordre de «business as usual» dans le nouveau «petit dragon rouge» asiatique.Comme si de rien n’était, les trains de banlieue et les bus de la toute nouvelle Région administrative spéciale (RAS) de la République populaire de Chine sont toujours aussi ponctuels.Aucun militaire de l’Armée populaire de libération (APL), de sinistre renommée depuis la répression du «printemps de Pékin», en 1989, n’est visible dans les rues de la deuxième place boursière et commerciale d’Asie où la présence policière est aussi discrète qu’avant le 30 juin à minuit.Dans cette ancienne colonie britannique devenue l’un des fleurons du capitalisme flamboyant, les policiers s’activent surtout autour de glissements de terrain...