La dernière décennie du XIXe de Paris reflète l’image d’une grande vitalité créatrice. L’ambiance de la Ville Lumière de cette «belle époque», célèbre par ses bals costumés, cabarets et cafés-concerts, est à la joie de vivre. En même temps, la révolution industrielle, la formation de syndicats, l’hostilité des grévistes, et l’affaire d’Alfred Dreyfus en 1894, ont créé une vive tension sociale. C’est cette ambiance de fin de siècle que l’exposition du Museum of Modern Art (MoMA) qui se tient jusqu’au 2 septembre, met en scène. Elle comprend plus de 200 œuvres gravées — livres illustrés, affiches publicitaires à caractère «éphémère», journaux politiques, pamphlets, programmes de théâtre, partitions de musique, de 26 artistes dont Pierre Bonnard, Odilon Redon, Henri de Toulouse-Lautrec, Edouard Vuillard, Paul Signac, Pierre-Auguste Renoir, Maurice Denis. La première partie de cette exposition met l’accent sur les gravures et illustrations à tirage limité, destinées à orner les murs des maisons bourgeoises des collectionneurs. La deuxième met l’accent sur l’aspect politico-social de cet art devenu populaire. Ces «posters» contribuent en effet à la vitalité de la vie à l’aube du XXe siècle. Les gravures exposées reflètent à la fois la gaieté de Paris et la sympathie des artistes pour la classe ouvrière. La lutte des classes est perçue dans les affiches dépeignant les grèves et les manifestations de rues, paysage devenu quotidien à cette époque. Reproduites dans les journaux et les pamphlets, ces images racontent l’humeur sociale de l’époque. L’exposition brosse donc un portrait de Paris d’il y a un siècle et met en valeur l’esthétique des œuvres imprimées. Les explorations visuelles du Pointillisme, les impulsions décoratives du Nabis, les structures composées des gravures sur bois de l’art japonais, la sinuosité de l’Art Nouveau, la subjectivité et la spiritualité du Symbolisme, se retrouvent dans les tendances artistiques de l’époque.
La dernière décennie du XIXe de Paris reflète l’image d’une grande vitalité créatrice. L’ambiance de la Ville Lumière de cette «belle époque», célèbre par ses bals costumés, cabarets et cafés-concerts, est à la joie de vivre. En même temps, la révolution industrielle, la formation de syndicats, l’hostilité des grévistes, et l’affaire d’Alfred Dreyfus en 1894, ont créé une vive tension sociale.C’est cette ambiance de fin de siècle que l’exposition du Museum of Modern Art (MoMA) qui se tient jusqu’au 2 septembre, met en scène. Elle comprend plus de 200 œuvres gravées — livres illustrés, affiches publicitaires à caractère «éphémère», journaux politiques, pamphlets, programmes de théâtre, partitions de musique, de 26 artistes dont Pierre Bonnard, Odilon Redon, Henri de Toulouse-Lautrec,...
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