Au cours d’un match intense, tendu et joué dans un stade comble (45.000 spectateurs), les Brésiliens, souvent mis en difficulté par l’équipe de l’Espagnol Antonio Lopez, finirent par imposer leur loi, mais seulement en fin de partie.
Les Brésiliens ont également vaincu... l’altitude (3.600 mètres) qui manifestement les handicapa en première mi-temps, au point qu’ils furent à l’occasion méconnaissables face à des Verts volontaires.
Les Auriverde qui n’avaient pas remporté la Copa America depuis 1989 ont ouvert la marque par Denilson, le grand homme du match à la 40e minute. La Bolivie égalisa par Erwin Sanchez, peu avant la mi-temps, d’un tir puissant des 25 mètres.
En deuxième période, l’équipe de Mario Zagallo effectua ses trois changements — Paulo Nunes (68), Ze Roberto (70) et Mauro Silva (80) — et parvint au fil des minutes à neutraliser la dynamique bolivienne.
Ronaldo, bien servi par Denilson et jusqu’ici relativement discret, sonna la charge de la victoire brésilienne à la 79e minute seulement par un tir splendide à mi-distance.
Ze Roberto donna l’estocade finale, dans les ultimes moments de la partie.
La Bolivie, si elle manqua de chance, notamment lors de tirs sur la transversale et sur le poteau de Taffarel, fut aussi victime de sa propre organisation de jeu, avec un 5-5-1 inopérant. Les choix tactiques de Lopez furent loin d’être les meilleurs, d’autant plus que le Brésil s’est montré plusieurs fois vulnérable, à la portée des Boliviens.
L’attaquant local Etcheverry se trouva souvent bien seul, sans partenaire pour le soutenir et sur les côtés Luis Cristaldo et Sergio Castillo n’eurent pas le rendement habituel. Seul Baldivieso tira son épingle du jeu.


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