A l’issue d’une entrevue avec le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright à bord du yacht royal Britannia, le secrétaire au Foreign Office britannique Robin Cook a déclaré que tous deux souhaitaient que ces élections se déroulent «aussi vite que possible et en tout cas avant douze mois».
Le nouveau chef de l’exécutif de la colonie, Tung Chee-hwa, avait déclaré dimanche que des élections démocratiques auraient lieu en mai 1998.
Au terme de l’accord de rétrocession signé en 1984 entre Londres et Pékin, ces élections devaient être tenues dans le territoire dans les 12 mois suivant le retour de Hong Kong à la Chine. Elles doivent permettre l’élection d’une Assemblée législative qui remplacera l’Assemblée provisoire cooptée par Pékin pour succéder à l’actuel Conseil législatif, élu en 1995, mais que Pékin a décidé de dissoudre.
Lundi également, une organisation américaine de défense des droits de l’homme a demandé à Pékin de prouver la bonne foi de ses engagements vis-à-vis de la population de Hong Kong, en libérant tous les dissidents chinois emprisonnés.
Dans un communiqué, Hu-man Rights in China plaide notamment pour l’élargissement des deux dissidents les plus célèbres, Wei Jingsheng et Wang Dan, qui se sont battus «pacifiquement» pour «les mêmes valeurs qui ont assuré la prospérité et la stabilité de Hong Kong».
Parmi ces valeurs, l’organisation basée à New York cite «le respect des lois, la liberté de la presse, la démocratie et les droits de l’homme».
En libérant Wei Jingsheng et Wan Dan, condamnés respectivement à 14 ans et 11 ans de prison, «le gouvernement chinois pourra prouver aux yeux du peuple de Hong Kong et du monde son intention de préserver ces valeurs à Hong Kong et d’avancer vers leur respect en Chine», a ajouté Human Rights in China.
Hong Kong et la Chine ont à présent un seul et même avenir», fait remarquer l’organisation dans son communiqué.
Tôt lundi matin, dans la zone économique spéciale de Shenzhen, les plus hauts responsables militaires chinois ont demandé aux 4.000 soldats de l’Armée populaire de libération (APL) qui vont stationner à Hong Kong d’accomplir leur mission «dans le respect de la loi».
Lors d’une cérémonie organisée à Shenzhen, aux portes de Hong Kong, le général Fu Quanyou, chef d’état-major général de l’APL, a lu aux troupes l’ordre de mission signé par le président Jiang Zemin, président de la toute-puissante Commission militaire centrale et à ce titre chef suprême des armées.
Le général Liu Huaqing, vice-président de la Commission, a pour sa part demandé aux officiers et soldats qui seront basés dans la future Région administrative spéciale de Hong Kong, de «mener à bien leur mission de défense dans le respect de la loi et de remplir leur tâche avec succès». (AFP)


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