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Actualités - Chronologie

Paris : début d'été éblouissant

Considérée par le «Wall Street Journal» comme une place présentant peu de risques, la Bourse de Paris a conquis cette semaine de nouveaux sommets grâce à un afflux sans précédent de capitaux vers les mastodontes de la cote, les premiers à bénéficier de la reprise économique ou de la fermeté du dollar.
Le bilan laissait pantois plus d’un vétéran de la Bourse: en huit jours, l’indice CAC 40, le principal baromètre du marché, a gagné 4,9%, terminant vendredi à 2.891,04 points. A l’ouverture, il avait touché les 2.903,18 points, moins de 24 heures après avoir cassé pour la première fois la barre des 2.900 points. L’objectif des 3.000 points caressé par de nombreux analystes pour les mois à venir est donc à portée de main.
Depuis le début de l’année, la cote affiche un gain de 24,84% après avoir progressé de 23,71% en 1996.
L’échec du sommet des huit pays les plus industrialisés de Denver et un accès de faiblesse de Wall Street (-2,47% lundi) vite surmonté, n’ont pas réussi à entamer l’optimisme des milieux financiers.
Pour l’instant, les places européennes sont à la fête (Francfort, Amsterdam, etc. volent de record en record), jouant à fond la reprise économique qui, sur le Vieux Continent, est en début de cycle.
Ce retour à l’expansion favorisé par des taux d’intérêt bas profite aux sociétés qui ont ces derniers mois réalisé d’importantes restructurations et cherché à créer de la valeur pour leurs actionnaires, un phénomène nouveau notamment en France.

Afflux de
liquidités

Wall Street, en hausse depuis sept ans, dispense également sa bonne fortune aux autres places financières.
Mais le marché parisien dispose d’un atout de poids avec un afflux sans précédent de liquidités.
Actuellement, les sociétés versent 60 milliards de francs de dividendes. A ce magot viendront s’ajouter à la mi-juillet 91 milliards de F libérés par le remboursement de l’emprunt Balladur, dont 40 milliards dans les PEA. Une partie de cette manne était destinée à la privatisation de France Telecom (entre 50 et 60 milliards de F) mais avec le report sine die de cette opération par le gouvernement Jospin, elle est en quête de placements.
Les produits financiers à court terme ne sont pas en mesure de prendre le relais des privatisations en raison de la faible rémunération qu’ils accordent. La hausse modérée des prix en France (+0,2% en mai, soit +0,9% en un an) laisse penser que les taux à court terme resteront à des bas niveaux au cours des prochains mois.
Les banques proposent à leurs clients détenteurs d’emprunt Balladur des produits de substitution, comme des fonds garandis indexés sur le CAC 40. Elles achètent donc des valeurs du CAC 40 pour se «couvrir».
Les restructurations libèrent également des capitaux: après la Cie Bancaire mercredi, qui décidait d’absorber UFB et Cardif, Rhône Poulenc annonçait jeudi son intention de monter à 100% dans le capital de sa filiale américaine Rhône Poulenc Rorer.
La fermeté du dollar, en accroissant la compétitivité des entreprises françaises, favorise les résultats des «internationales» comme Carrefour, LVMH ou Michelin. (AFP)
Considérée par le «Wall Street Journal» comme une place présentant peu de risques, la Bourse de Paris a conquis cette semaine de nouveaux sommets grâce à un afflux sans précédent de capitaux vers les mastodontes de la cote, les premiers à bénéficier de la reprise économique ou de la fermeté du dollar.Le bilan laissait pantois plus d’un vétéran de la Bourse: en huit jours, l’indice CAC 40, le principal baromètre du marché, a gagné 4,9%, terminant vendredi à 2.891,04 points. A l’ouverture, il avait touché les 2.903,18 points, moins de 24 heures après avoir cassé pour la première fois la barre des 2.900 points. L’objectif des 3.000 points caressé par de nombreux analystes pour les mois à venir est donc à portée de main.Depuis le début de l’année, la cote affiche un gain de 24,84% après avoir...