Nosrat Ben Ali Khan Enayet a assassiné à «coups de couteau» sa compatriote Manour Bent Bachir Ben Ahmed Khan, après avoir tenté de la violer sous la menace, en l’absence de son mari.
Il avait pris la fuite avant d’être arrêté par la police. Il a été décapité lundi au sabre après sa condamnation par un tribunal islamique à Ryad, ont ajouté les journaux séoudiens.
Les personnes reconnues coupables de meurtre, de viol ou de vol à main armée sont condamnées à mort dans le royaume séoudien qui applique rigoureusement la charia (loi islamique).
Depuis 1987, les trafiquants, les revendeurs et les consommateurs récidivistes de drogue sont aussi passibles de la peine de mort.
Les exécutions annoncées par les autorités séoudiennes se sont élevées à 68 en 1996 et à 191 en 1995, ce qui avait constitué un record.
Par ailleurs, un tribunal séoudien, devant lequel sont jugées deux infirmières britanniques accusées du meurtre de leur collègue australienne, a demandé aux deux parties de tenter de se réconcilier.
Le juge du tribunal islamique de Khobar (est) a décidé de renvoyer le procès au 7 juillet pour permettre aux deux Britanniques, Lucille McLauchlan, 31 ans et Deborah Parry, 41 ans, de tenter une nouvelle fois leur chance pour obtenir le pardon de la famille de la victime, Yvonne Gilford, selon les avocats.
«Nous accueillons favorablement le report du procès car cela prouve que le tribunal veut que les avocats de la défense et leurs clientes suivent la procédure islamique», a déclaré à la presse Me Ghassan al-Awaji, du cabinet International Law Firm, qui représente la famille de la victime.
Avant la brève audience à huis clos lundi, les avocats de la famille de la victime avaient fait part de leur intention de soumettre une série de documents prouvant que le frère d’Yvonne Gilford, Frank, et leur mère Muriel, sont les parents les plus proches et qu’ils sont ainsi habilités à réclamer la peine de mort.
En droit islamique, seul un héritier désigné peut accepter ou refuser la «diya», le prix du sang qui permet à un meurtrier d’échapper à la peine de mort.
Yvonne Gilford, une infirmière de 55 ans, a été retrouvée le 11 décembre rouée de coups, criblée d’au moins douze coups de poignard et étouffée, dans un dortoir de l’hôpital du roi Fahd à Dhahran, près de Khobar.
Le procès a été ouvert le 19 mai. Les autorités séoudiennes ont averti que la procédure légale, jusqu’à un recours devant le roi Fahd, pourrait prendre deux ans, avant d’éventuelles exécutions.
(AFP)


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