M. Fatchett, premier membre du nouveau gouvernement travailliste à venir dans la région, a entamé sa tournée dimanche au sultanat d’Oman. Il doit se rendre ensuite aux Emirats arabes unis.
M. Fatchett a accusé l’Iran de continuer à soutenir le terrorisme, et affirmé que Londres ne changerait pas de position à l’égard de Téhéran.
«L’Iran exporte toujours le terrorisme au Proche-Orient et en Europe. Il tente délibérément de saper le processus de paix au Proche-Orient», a affirmé M. Fatchett.
«Tant que l’Iran n’aura pas changé cette attitude, notre position actuelle à l’égard de ce pays sera maintenue», a ajouté M. Fatchett dans une conférence de presse conjointe avec le ministre d’Etat omanais aux Affaires étrangères Youssef ben Alaoui Abdallah, avant son départ du sultanat.
La Grande-Bretagne qui fut l’un des principaux soutiens du régime impérial iranien, entretient des relations particulièrement difficiles avec Téhéran depuis la révolution islamique. Elle est le seul pays de l’Union européenne à être représenté à Téhéran par un chargé d’affaires et non un ambassadeur.
A Denvers, aux Etats-Unis, les dirigeants des Huit principales démocraties ont appelé dimanche Téhéran à jouer «un rôle constructif» sur la scène internationale et affirmé avoir «noté avec intérêt» la récente élection à la présidence de ce pays de Mohammad Khatami, un modéré.
Concernant le processus de paix au Proche-Orient, M. Fatchett a affirmé que son Parti travailliste «apportera n’importe quelle contribution pour assurer les conditions favorables à la poursuite de ce processus».
Interrogé sur la position de Londres sur le vote par la Chambre des représentants américaine d’une résolution reconnaissant Jérusalem comme «capitale unifiée» d’Israël, M. Fatchett a estimé que «le statut de Jérusalem sera déterminé dans la phase finale des négociations».
Pour sa part, M. Abdallah a affirmé que les relations entre Oman et Israël «sont totalement gelées», en précisant que la récente réunion à Mascate du Centre régional d’études sur le dessalement de l’eau de mer, à laquelle avaient participé des experts israéliens, «était purement technique et s’inscrivait dans un cadre international et non bilatéral». (AFP)


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