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Actualités - Chronologie

Retour du Mérou

MARSEILLE (France), 13 Juin (AFP). – Le mérou brun, poisson emblématique de la Méditerranée, reprend goût aux côtes françaises depuis cinq ans grâce à l’interdiction de sa chasse sous-marine, une protection qui s’achève cette année et que les scientifiques estiment indispensable de prolonger.
Gros poisson placide et peu farouche, le mérou apprécie la compagnie de l’homme. Mais ce dernier, armé d’un masque, de palmes et d’un harpon, lui a fait payer cher cette curiosité... et sa délicieuse chair blanche.
En 1992, alors qu’il est de plus en plus rare, les pouvoirs publics viennent à son secours: un moratoire suspend sa chasse sous-marine pendant cinq ans.
Grâce à cette interdiction, «nous sommes sur un très bon chemin: la population de mérous bruns a régulièrement augmenté ces dernières années», se félicite Patrick Lelong, secrétaire général du Groupement d’étude du mérou (GEM). Mieux, le mérou a recommencé à se reproduire à proximité des côtes provençales, profitant également du réchauffement des eaux.
«Mais l’espèce reste toujours menacée», prévient Patrick Lelong. C’est pour cela que le GEM a demandé, dans une lettre au préfet maritime de Méditerrannée, la prolongation «pour une durée de cinq ans minimum» du moratoire, qui prend fin en décembre.
Les scientifiques souhaitent également que l’interdiction soit étendue aux autres formes de pêche, par filet et palangre.
«Il faut donner le temps aux jeunes populations de se fixer durablement dans la région et aux scientifiques de mieux connaître le poison, son comportement, notamment ses migrations, pour en assurer une protection raisonnée», explique le GEM, qui regroupe une cinquantaine de spécialistes de réserves marines, d’organismes scientifiques et de sports sous-marins.
Le mérou brun, ou «epinephelus marginatus», gar-de encore bien des mystères, liés en particulier à son caractère hermaphrodrite. Il naît en effet femelle puis se transforme en mâle à partir de neuf ans sur les côtes tunisiennes. La longévité potentielle de ce gros poisson (1,20 mètre pour 40 kilos maximum) est importante puisqu’il peut vivre jusqu’à 50 ans.
Le GEM tente notamment de déterminer si l’aquaculture peut aider à la sauvegarde de l’espèce. L’an prochain, quatre mérous bruns seront artificiellement fécondés dans les aquariums de l’Institut océanographique Paul Ricard sur l’île des Embiez, près de Marseille (sud).
En attendant, ses passionnés vont continuer à espérer en répertoriant les hôtes des eaux claires de Port Cros, sur la Côte d’Azur. Entre 1993 et 1996, années de deux importantes «revenues d’effectifs», la population de mérous y est passée de 100 à 160 individus.
MARSEILLE (France), 13 Juin (AFP). – Le mérou brun, poisson emblématique de la Méditerranée, reprend goût aux côtes françaises depuis cinq ans grâce à l’interdiction de sa chasse sous-marine, une protection qui s’achève cette année et que les scientifiques estiment indispensable de prolonger.Gros poisson placide et peu farouche, le mérou apprécie la compagnie de l’homme. Mais ce dernier, armé d’un masque, de palmes et d’un harpon, lui a fait payer cher cette curiosité... et sa délicieuse chair blanche.En 1992, alors qu’il est de plus en plus rare, les pouvoirs publics viennent à son secours: un moratoire suspend sa chasse sous-marine pendant cinq ans.Grâce à cette interdiction, «nous sommes sur un très bon chemin: la population de mérous bruns a régulièrement augmenté ces dernières années», se...