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Actualités - Chronologie

Pacte de stabilité : la commission tente d'aplanir les difficultés

PARIS, 13 Juin (Reuter). — A trois jours du sommet européen d’Amsterdam, la Commission de Bruxelles s’est employée à aplanir les difficultés soulevées par le gouvernement français sur le pacte de stabilité afin d’arriver à un accord lundi et mardi prochains.
Le président de la Commission, Jacques Santer, était à Paris, où il a rencontré le premier ministre, Lionel Jospin, puis le président Jacques Chirac.
«Nous sommes attachés, et je crois également que c’est la volonté de la part du premier ministre, à ce que le conseil européen d’Amsterdam réussisse», a-t-il déclaré après un entretien de 15 minutes à Matignon.
«Tous les éléments sont sur la table pour qu’on puisse maintenant progresser dans cette direction», a souligné Jacques Santer, qui a qualifié son entretien avec Lionel Jospin d’«échange très constructif» et a précisé avoir communiqué des propositions à la présidence néerlandaise de l’Union.
Le gouvernement français avait demandé lundi dernier de repousser à plus tard l’examen du pacte de stabilité et de croissance, en insistant sur la nécessité de prendre en compte la priorité à l’emploi et la coordination des politiques économiques des pays membres.
Depuis, les discussions menées de part et d’autre permettent d’envisager la signature du pacte de stabilité, moyennant quoi les Quinze affirmeront d’une façon ou d’une autre la priorité accordée à l’emploi. «On ne va pas déficeler le paquet mais on va y ajouter un contrepoids sur l’emploi», a dit le ministre néerlandais des Affaires étrangères Hans Van Mierloo.
«Je crois que les préoccupations que nous exprimons ne concernent pas que la France. Elles concernent l’ensemble des pays européens et de l’Europe», a pour sa part déclaré Lionel Jospin. Donc je crois que ces préoccupations sont comprises. Pour le reste, nous avançons».
En sortant de l’Elysée, Jacques Santer a répété que «toutes les données (étaient) sur la table pour trouver un accord», dans la mesure où les Quinze sont «d’accord avec les objectifs du pacte de stabilité», qu’ils n’en changent ni «les modalités ni le contenu», et qu’ils approuvent également «le calendrier de la réalisation de l’Union économique et monétaire».

«Trouver une formule»

De son côté le commissaire européen Yves-Thibault de Silguy, qui a également rencontré Jacques Chirac, a jugé possible de signer le pacte de stabilité et de croissance à Amsterdam en utilisant les dispositions contenues dans le traité de Maastricht.
«On doit arriver maintenant à Amsterdam à mettre un point définitif au pacte de stabilité, parce que maintenant il est temps de le faire, ainsi qu’aux autres éléments essentiels pour le fonctionnement de l’euro», a-t-il dit.
Pour «trouver une formule sur le nécessaire renforcement du travail à la fois en matière de coordination économique et d’emploi», il a jugé qu’il fallait «exploiter les dispositions qui sont contenues dans le traité»,. «On l’avait fait pour la politique budgétaire, on peut le faire davantage pour la politique économique», a-t-il assuré.
Yves-Thibault de Silguy a jugé possible d’utiliser «soit les structures actuelles soit des structures complétées» si les Etats-membres ont «la volonté politique de travailler ensemble».
Ainsi, a relevé le commissaire européen, «les dispositions de certains articles du traité notamment l’article 102a et 103» permettent d’avoir «une grande coordination des politiques économiques». «Il y a un vivier qui peut-être développé».
«Aujourd’hui, sur cette idée, il y a un large consensus en Europe», a-t-il ajouté.
L’Elysée n’a pas fait de commentaire sur l’évolution des discussions. Mercredi soir, lors d’une rencontre avec le premier ministre britannique Tony Blair, Jacques Chirac avait souligné que la France parlerait d’une seule voix à Amesterdam.
«Le pacte de stabilité et de croissance tel qu’il a été adopté après une très difficile négociation à Dublin s’impose si on veut avoir une monnaie unique stable. Je dis depuis deux ans et le gouvernement français dit à juste titre que l’Europe ce n’est pas seulement une monnaie, même si celle-ci est capitale», a-t-il dit.
PARIS, 13 Juin (Reuter). — A trois jours du sommet européen d’Amsterdam, la Commission de Bruxelles s’est employée à aplanir les difficultés soulevées par le gouvernement français sur le pacte de stabilité afin d’arriver à un accord lundi et mardi prochains.Le président de la Commission, Jacques Santer, était à Paris, où il a rencontré le premier ministre, Lionel Jospin, puis le président Jacques Chirac.«Nous sommes attachés, et je crois également que c’est la volonté de la part du premier ministre, à ce que le conseil européen d’Amsterdam réussisse», a-t-il déclaré après un entretien de 15 minutes à Matignon.«Tous les éléments sont sur la table pour qu’on puisse maintenant progresser dans cette direction», a souligné Jacques Santer, qui a qualifié son entretien avec Lionel Jospin...